Au ballet sans tutu avec l'OSQ

Fabien Gabel a dirigé l'orchestre dans un grand bal... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Fabien Gabel a dirigé l'orchestre dans un grand bal où tout l'orchestre semblait par moment sur le point de s'envoler.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / L'Orchestre symphonique de Québec (OSQ) nous a amenés au ballet, mercredi soir, en jouant des oeuvres de Poulenc et de Tchaïkovski, mais avait demandé à deux comédiens du Théâtre du Trident de se substituer aux danseurs pour livrer les mots de Perreault et de La Fontaine.

Bertrand Alain et Véronika Makdissi-Warren (qui a remplacé Sylvie Cantin, prévue initialement) ont donc joué les narrateurs. D'abord pour Les animaux modèles, un ballet de Francis Poulenc créé en 1942, au plus fort de l'occupation nazie. En dissimulant quelques mesures de la chanson patriotique Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine, le compositeur français faisait de son oeuvre d'apparence légère «un acte de résistance», a introduit le chef Fabien Gabel. 

L'ambiance était bien sûr tout autre qu'à la création mercredi soir au Grand Théâtre. Par leurs intonations, les deux comédiens ont habilement souligné les coups du sort et les mots d'esprit des six fables de La Fontaine, rendant intelligibles les formules vieillottes et faisant fuser les rires dans la salle.

Hormis au centre du parterre, celle-ci était plutôt dégarnie. Il y avait plusieurs enfants, vu la teneur du programme, et le jeune public aurait peut-être été plus nombreux et mieux servi si on avait placé le concert dans une autre case horaire.

Les fables bien connues La cigale et la fourmi et Le lion amoureux (mis sur disque par Les Violons du Roy avec la musique de Rameau) en accompagnaient quatre moins souvent citées. Chaque lecture était suivie de sa transcription musicale, plus développée que le texte, et faisant appel au tuba, au violon et à d'autres instruments isolés pour donner une voix aux animaux. Les arrangements sont vifs, puisant à différents types de danse et influences, ce qui rendait le va-et-vient entre les notes et les mots plutôt dynamique, à défaut de nous emporter dans un raz-de-marée d'émotions.

La seconde partie du concert était consacrée à des extraits, entrecoupés de narrations, de la musique du ballet La belle au bois dormant de Tchaïkovski. Même ceux qui ne sont pas familiers avec l'oeuvre originale ont probablement reconnu les thèmes principaux, qui ont été réutilisés dans l'adaptation cinématographique de Disney. Fabien Gabel a dirigé l'orchestre dans ce grand bal où tout l'orchestre semblait par moment sur le point de s'envoler dans les airs. Un grand tourbillon magique, qui nous faisait imaginer sans peine les fées, le maléfice, les ronces et les noces.

Le mariage des voix et de la musique s'est révélé plus laborieux qu'en première partie. Les comédiens, même munis de micro, n'avaient aucune chance de rivaliser contre l'orchestre dans toute sa puissance. Avec quelques luttes perdues d'avance, les voix se sont heureusement glissées dans les silences et les passages au volume réduit et les comédiens ont pu reprendre leur aplomb.

Le concert Fables, conte et musique, était présenté une seule fois mercredi soir à la salle Louis-Fréchette.

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