Dream Theater plus ambitieux que jamais

James LaBrie, le chanteur du groupe Dream Theater,... (Warner Music Canada)

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James LaBrie, le chanteur du groupe Dream Theater, a indiqué que le spectacle qui s'arrêtera à Québec, jeudi, sera uniquement consacré à l'opéra-rock The Astonishing.

Warner Music Canada

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(Québec) Less is more, veut l'expression consacrée. Mais chez Dream Theater, on dit plutôt more is more. Avec The Astonishing, non seulement la troupe de prog-metal s'est-elle offert un opéra-rock abritant deux heures de matériel, mais elle double la parution d'un jeu vidéo, en plus de plancher sur un livre et même une adaptation sur Broadway.

Non, les projets ne manquent pas pour les vétérans du prog-metal. Pour l'heure, les musiciens sont toutefois préoccupés à présenter leur matériel aux fans. Et, bien sûr, ils ne le font pas à moitié : ils ont en effet décidé que les concerts de la présente tournée, qui s'arrête à Québec jeudi, seraient uniquement consacrés à The Astonishing.

«Plusieurs nous ont dit : "vous prenez un grand risque, vous pourriez vous aliéner une bonne part de vos fans qui vont là et voudraient entendre des chansons de Train of Thought, ou Six Degrees [of Inner Turbulence] ou Images [and Words] ou Awake», note le chanteur James LaBrie. Il y a un risque à faire quelque chose comme ça, mais on est là depuis un certain temps et on mérite ça. Il y aura toujours des mécontents en cours de route, qui ne seront pas d'accord, mais on connaît assez nos fans autour du monde et on sait que, pour la majorité, ils accepteront ça et voudront en faire partie.»

Dream Theater a déjà étrenné son matériel dans une première portion de tournée, en Europe, et la réponse a été positive. Soucieux de rester proche de ses admirateurs, le groupe les a même invités à venir aux concerts déguisés en leurs personnages favoris de The Astonishing.

«On a eu plusieurs personnes habillées comme Fayth, Arabelle, Nafaryus ou Gabriel, raconte LaBrie. [...] Nos fans sont ainsi. Lorsqu'ils voient quelque chose comme ça ou sont invités à faire quelque chose du genre, c'est presque assuré que ça va se produire. Ça n'arrive pas à tous les soirs, mais ça arrive parfois et c'est très cool

Sensibilité musicale

S'il sera essentiellement question de The Astonishing jeudi, au Capitole, autant se familiariser avec l'histoire. Il s'agit d'une dystopie, un peu à la manière de Game of Thrones, dont l'action est située sur le continent nord-américain, en 2258. Nafaryus est à la tête du Grand empire du nord des Amériques. Dans cet univers, pas de démocratie ni de musique interprétée par des humains - elle est désormais générée par des machines. Une rébellion couve dans le petit village de Ravenskill, où deux frères, Arhys et Gabriel - un musicien et un chanteur né - veulent changer les choses.

L'histoire, complexe, abrite un amour impossible, de l'envie, des morts dramatiques, mais aussi une fin heureuse, où Gabriel et Faythe, qui ont eu le béguin l'un pour l'autre, de même que les rebelles parviendront à convaincre Nafaryus de permettre à nouveau la musique.

C'est au guitariste et membre fondateur John Petrucci que l'on doit cette idée, de même que les textes de l'histoire. Quel message voulait-il faire passer, en compagnie de James LaBrie (voix), Jordan Rudess (claviers), John Myung (basse) et Mike Mangini (batterie)? LaBrie y va de son explication : «La musique a pris une tangente particulière et elle est pilotée par la technologie dans plusieurs aspects. À bien des égards, c'est positif : ça nous a amenés à la haute fidélité et la musique n'a jamais si bien sonné. La contrepartie de ça est que la musique devient de plus en plus froide, obéit à des formules, est moins émotive, moins habitée de l'esprit humain. Alors le concept était de penser à un monde où la musique ne serait créée que par des ordinateurs et où il n'y aurait plus de spectre émotif ou de spiritualité humaine.»

Huit personnages, un chanteur

Il y a huit personnages dans The Astonishing, en plus d'un narrateur, mais il n'y a qu'un chanteur chez Dream Theater. Après avoir brièvement jonglé avec l'idée de recruter une équipe pour incarner les différents individus, LaBrie et Petrucci en sont venus à la conclusion que le chanteur devait tout interpréter lui-même. Pour le principal intéressé, il ne faisait aucun doute qu'il avait besoin de se dépasser et de sortir de sa zone de confort.

«En lisant les textes du début à la fin, en me familiarisant avec le concept, l'histoire, j'ai été en mesure d'établir ce qu'étaient leur personnalité, leur caractère, comment ça sonnerait au plan vocal, indique LaBrie. [Mon chant] devait venir de ce que je pensais qu'étaient ces personnages si je devais les rencontrer, de comment ils sonneraient, de comment exprimer ce qu'ils expriment. En plus de créer les voix pour ces personnages, il y avait aussi le narrateur. Je devais penser à comment il serait quand il décrit les événements. Il devait avoir quelque chose qu'on reconnaîtrait.»

Afin de ne pas perdre de vue son travail et d'assurer une continuité, LaBrie demandait régulièrement à l'ingénieur de son Richard Chyki de lui faire réentendre les partitions de tel ou tel personnage qu'il avait enregistré. S'il s'est plu à jouer les caméléons, LaBrie ne cache pas qu'un jour, The Astonishing pourrait voir le jour sur Broadway, avec toute une équipe d'interprètes. «Si ça devait arriver, je serais là, pour superviser de près!»

Un ambitieux projet comme The Astonishing demande énormément de travail, ne serait-ce que pour mémoriser les quelque 130 minutes de matériel complexe. Il y a un an, Dream Theater était déjà occupé à définir à quoi ressemblerait la production du spectacle, que les gars souhaitaient spectaculaire. À défaut d'être défendu avec l'orchestre symphonique et la chorale qu'on peut entendre sur l'album, l'opéra rock prendra forme avec des projections sur écran géant et des éclairages élaborés. 

Et puisqu'il semble que les fans pourront vivre un bon bout de temps avec The Astonishing, un jeu vidéo devrait paraître un peu plus tard, ce mois-ci...

«Ça, c'est pas mal excitant! Je n'ai vu que des extraits de ça, mais je crois que les fans réagiront de manière pas mal positive!»

Vous voulez y aller?

  • Qui: Dream Theater
  • Quand: 14 avril, à 19h30
  • : Capitole
  • Billets: 56,53 $ à 80,02 $
  • Info: www.lecapitole.com

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