Yoan: la route est longue

Yoan ratisse large, puisant ses interprétations dans un... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Yoan ratisse large, puisant ses interprétations dans un vaste éventail de ballades québécoises et américaines.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Yoan n'a eu aucune peine à remplir la moitié du Centre Vidéotron et, 31 chansons plus tard, on comprend un peu mieux pourquoi sa voix de basse et ses reprises de Johnny Cash, d'Elvis et des Doors rallient autant de fans.

Le jeune homme est propulsé par de puissants réacteurs : sa victoire à La voix, Productions J et l'engouement des Québécois pour le country. Il faut aussi lui reconnaître un certain charme, même si ses interventions manquent encore de fluidité et de direction. Il joue la carte du séducteur et du bon candidat reconnaissant - le mot béni a maintes fois été prononcé entre les multiples références à La voix

Tout cela étirait un concert déjà passablement long. Il faut dire que le spectacle de vendredi soir était le sujet d'une captation vidéo, ce qui a entraîné une demi-heure de retard avant le coup d'envoi et un long entracte entre les deux blocs de chansons. Des gradins ont commencé à se dégarnir plusieurs chansons avant la fin, ce que même le chanteur n'a pu s'empêcher de relever.

Un peu pop, un peu rock, un peu blues, puisant aussi dans un vaste éventail de ballades québécoises et américaines, le chanteur de presque 21 ans ratisse large, tout en s'appropriant les chansons par des interprétations senties et pleines de bonne volonté.

C'est bien poli et bien produit : Yoan est entouré de musiciens d'expérience, et la mise en scène de Geneviève Dorion-Coupal réservait quelques surprises aux fans. Des danseuses sont venues le  rejoindre pendant Tulsa Time, et il s'est déplacé sur une plate-forme au milieu du parterre pour quelques chansons, dont une reprise blues réussie de Rosie, de Francis Cabrel.

Ses propres compositions manquent encore de relief, mais on s'en voudrait de ne pas lui donner le crédit de produire une partie de son matériel. 

Des invités

Il pouvait compter sur la présence de quatre invités. Avec sa protectrice Isabelle Boulay, il a chanté une reprise de Summer Wine et J'entends siffler le train, qu'on trouve sur son album éponyme lancé l'an dernier et qui a rapidement franchi la barre des 100 000 exemplaires. Brett Kissel, son grand frère ontarien, a pu chanter une de ses propres compositions dédiée à sa mère atteinte d'un cancer. Sylvain Garneau, le père de Yoan, ainsi que Dean Brody, qui vient de remporter le Juno de l'album country de l'année, sont aussi venus le rejoindre pour quelques chansons.

Après beaucoup de cabotinage, il était toutefois véritablement ému, à la fin du spectacle, et a laissé couler quelques larmes, avant de saluer ses fans entouré de son équipe.

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