Ingrid St-Pierre, la fée des histoires

Ingrid St-Pierre, c'est une magicienne des mots, une... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Ingrid St-Pierre, c'est une magicienne des mots, une conteuse hors-pair, qui fait sait faire de chacune de ses chansons une oeuvre finement ciselée.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Coeur sur la main, mains sur son piano, Ingrid St-Pierre a offert jeudi, dans une salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre remplie à craquer, une soirée de pur ravissement et d'émotions, qu'on aurait presque voulu ne jamais voir se terminer, tant on s'est senti bercé par ses mots et sa musique.

«J'ai le coeur qui va exploser! Je crois qu'on va avoir une très belle soirée», a lancé la blonde chanteuse en début de parcours, ravie de voir que la salle affichait complet pour le spectacle de son troisième album (paru cet automne), Tokyo. L'artiste était heureuse de retrouver ses amis spectateurs, mais ceux-ci ne l'étaient pas moins: autant ils l'ont écoutée dans un silence quasi religieux tout du long, autant ils ont manifesté presque toujours bruyamment leur joie à la fin de chaque pièce.

Ingrid St-Pierre, c'est une magicienne des mots, une conteuse hors pair, qui sait faire de chacune de ses chansons une délicate (mais solide) oeuvre finement ciselée. Tout est à la bonne place, les mots, les silences, les soupirs, la musique comme un écrin, tout.

Surtout, l'auteure-compositrice-interprète porte ses émouvantes (et vraies) histoires avec une voix unique, douce comme de la soie, et claire comme du cristal... on dirait qu'une Elfe s'est échappée du Seigneur des anneaux, vous voyez le genre?

Au piano, donc, accompagnée d'une violoncelliste, d'une harpiste, d'un batteur, et d'un contrebassiste, Ingrid a déployé tous les titres de son plus récent opus, en plus d'aller puiser quelques titres dans ses albums précédents. Des chansons rigolotes (Valentine), nostalgiques (Les ex, 63 rue Leman), qui parlent d'un enfant jamais né (Monoplace), d'alzheimer (Ficelles), ou tout simplement d'amour (Feu de Bengale, La planque à libellules, toujours extraordinaire). 

La pianiste a aussi quitté le banc de son instrument à quelques reprises, notamment pour nous parler «d'une vraie pas fine de course», sa pire ennemie qui sait tellement lui faire la vie dure, La dentellière, qui n'est autre... qu'elle-même, version petit démon intérieur négatif. 

En fin de course, Deltaplane qui nous rappelle ceux qui sont disparus nous a un peu noué la gorge, et la plus jolie chanson de Tokyo, L'éloge des dernières fois, a clos pour de bon cette lumineuse soirée de magnifique façon. Pour finir cet hiver triste qui n'en finit plus, rempli de mauvaises nouvelles, Ingrid St-Pierre a été un réconfort pour le coeur et un baume pour l'âme, aussi simple que ça.

La fée Ingrid présente à nouveau son spectacle Tokyo samedi, à Montmagny (à l'ancien Cinéma Taché), et offrira une supplémentaire à Québec, toujours à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre, le 10 décembre.

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