Le printemps romantique de l'OSQ

La soliste Janina Fialkowska s'est attaquée à toutes... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La soliste Janina Fialkowska s'est attaquée à toutes les subtilités du Concerto numéro 1 de Chopin avec rigueur et précision.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Le printemps s'est pointé le bout du nez pendant le concert de l'Orchestre symphonique de Québec dédié aux Romantiques. Un printemps mélancolique et mesuré, en demi-teintes, avec quelques élans de lyrisme.

Malgré la beauté de l'interprétation, nous avions l'impression d'assister à une renaissance bien sage, sans grandes débâcles. Des portions complètes du parterre étaient affectées par une toux tenace et creuse qui rappelait toutefois que la saison froide est encore souveraine, dehors comme dedans.

Le concert a commencé avec l'ouverture en fa majeur La belle Mélusine, de Mendelssohn. Inspiré par le récit d'une romance entre une princesse magicienne, capable de se changer partiellement en serpent, et un chevalier, le compositeur allemand imagina une oeuvre aux accents aquatiques, portés par les clarinettes.

L'Allemand Roland Kluttig a dirigé l'orchestre avec souplesse et fluidité, avant de laisser voir toute sa vigueur pendant le segment plus martial, où ces gestes vifs et précis étaient dignes d'un film expressionniste de Fritz Lang.

Un chef passionné

Le chef d'expérience a une large palette de mouvements, tantôt d'un minimalisme discret et tantôt flamboyant et plein d'ampleur. On prend plaisir à le voir diriger, complètement en contrôle et pourtant porté par une passion visible.

Pour le Concerto numéro 1 de Chopin, la soliste canadienne Janina Fialkowska s'est installée au piano. Appliquée, la musicienne d'expérience s'est attaquée à toutes les subtilités de la partition avec rigueur et précision. Le piano y passe par toutes les humeurs. Sa ritournelle mélancolique devient de plus en plus complexe, dégringole en cascades de notes cristallines et est ponctué de quelques éclats de joie juvénile. Le tout était interprété de manière impeccable, mais tout en retenue.

La Symphonie numéro 2 en ut majeur de Schumann mettait les musiciens de l'orchestre en valeur en seconde partie du concert. Le second mouvement, le Scherzo, est entrecoupé de passages fiévreux, mis en valeur sous les mouvements experts du chef. L'Adagio, lent et mélancolique, fait la part belle aux violons, qui semblent chuchoter, alors que la finale plonge dans l'allégresse, sans pour autant laisser descendre la tension.

Le concert Les Romantiques était présenté mercredi soir à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre.

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