St Germain réchauffe la note bleue à L'Impérial

La console derrière laquelle le Parisien agit comme... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La console derrière laquelle le Parisien agit comme chef d'orchestre et les musiciens sur scène semblent branchés sur le même coeur.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Fusionner électro, blues et musique malienne est l'intéressant défi que s'était donné Ludovic Navarre, alias St Germain, pour son album éponyme sorti cet automne. Difficile de ne pas se laisser emporter par le résultat sur scène, aussi envoûtant qu'énergisant.

La console derrière laquelle le Parisien agit comme chef d'orchestre et les musiciens sur scène semblent branchés sur le même coeur. La fusion est réussie, inspirée, et les styles et les instruments de l'Occident et du Sud entretiennent une intéressante conversation pendant tout l'exercice. Les portions instrumentales en direct sont entrecoupées de segments où la console est reine, mais les pièces atteignent leur apogée lors des solos surprenants et variés exécutés par les musiciens.

C'était assez fascinant d'entendre les sons qu'on peut extraire d'une flûte traversière pendant Hanky Punk et de voir la fin de So Flute éclater dans un délirant solo de djembé.

Rituel et célébration

Le spectacle a des airs de rituel et de célébration. La musique de St Germain vient se loger dans le ventre et dans la cage thoracique, obligeant la petite marée humaine du public à ondoyer à l'unisson, timidement d'abord, puis avec de plus en plus de conviction.

Alors que Navarre est plutôt effacé, distribuant çà et là des sourires et des gestes discrets, sa troupe de musiciens venus du Sénégal, de la Martinique, du Mali et de la Guadeloupe s'en donne à coeur joie dans des danses improvisées. Les sourires sont grands et contagieux.

Trompette, saxophone et guitare donnent des teintes de blues assumées dans Real Blues, où on entend la voix du bluesman texan Lightnin' Hopkins, mort en 1982, mais aussi dans How Dare You et dans Family Tree (au rappel). 

Pendant Rose rouge, probablement la pièce la plus connue de St Germain, la basse et les claviers sont employés comme des percussions à certains moments, donnant un nouveau relief et un nouveau rythme à la pièce maintes fois entendue.

St Germain a définitivement l'art de rendre la musique cyclique inventive et surprenante. Les pièces ont tellement de variations qu'il peut se permettre de jouer deux fois Real Blues, pendant le concert et au rappel, sans que personne n'ait envie de s'en plaindre. 

La rencontre, dans un Impérial au parterre rempli, mais pas à craquer, avait un caractère intime mais certainement mémorable.

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