Solitudes solo de Daniel Léveillé: le corps sublimé

Daniel Léveillé n'a utilisé ni costumes éclatants ni... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Daniel Léveillé n'a utilisé ni costumes éclatants ni éclairages somptueux, la sobriété et le dépouillement étant plutôt les mots d'ordre de la pièce.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Chorégraphe bien connu, le Montréalais Daniel Léveillé présentait une oeuvre pour la première fois à Québec mercredi soir, à l'invitation du Centre chorégraphique La Rotonde. Solitudes Solo met en vedette l'outil principal du danseur, le corps, déployé dans toute sa force, sa souplesse et sa beauté.

Pour mettre le corps en lumière, Daniel Léveillé n'a utilisé ni costumes éclatants ni éclairages somptueux, la sobriété et le dépouillement étant plutôt les mots d'ordre de la pièce sur ces deux aspects. Il a simplement proposé huit solos. Des solos intenses, qui exigent concentration, équilibre et contrôle de la part des cinq interprètes.

Léveillé n'a pas ménagé ses danseurs techniquement, leur faisant exécuter doubles tours en l'air, arabesques et grands jetés sans répit. Beaucoup de lignes droites dans les gestes, de variations de positions entre le sol et les airs et quelques mouvements courbes et gracieux - comme les battements des ailes des oiseaux -qui brisaient la monotonie. La répétition de certains enchaînements pouvait toutefois devenir lassante.

Coup de coeur pour Esther Gaudette - seule fille du quintette - à qui Léveillé a demandé les mêmes prouesses athlétiques qu'aux hommes, et même plus. Toute délicate, cette diplômée de l'École de danse de Québec, cuvée 2000, ne laissait pas seulement sa place côté force, mais apportait également une précision qui faisait parfois défaut aux autres danseurs. Car le solo, aussi éloquent puisse-t-il être dans sa forme, ne laisse pas droit à l'erreur, les yeux des spectateurs étant inévitablement rivés sur l'interprète. Mais par-dessus tout, Esther Gaudette a su insuffler quelques parcelles d'émotion dans cette oeuvre un peu didactique malgré l'intensité de la musique de Bach.

Avec Solitudes Solo, créée en 2012 et qui a remporté le Prix du Conseil des arts et des lettres du Québec la même année pour la meilleure oeuvre chorégraphique, Daniel Léveillé a commencé un nouveau cycle de pièces axées sur une gestuelle plus fluide. Il a aussi laissé de côté la nudité, qui était présente notamment dans ses oeuvres Amour, acide et noix (2001), La pudeur des icebergs (2004) et Crépuscule des océans (2007).

Évoluant dans le milieu de la danse depuis 40 ans, Daniel Léveillé a été formé au sein du Groupe Nouvelle Aire et a agi pendant de nombreuses années comme chorégraphe et danseur indépendant avant de fonder sa compagnie Daniel Léveillé Danse en 1991. Son nouveau cycle de chorégraphe s'est poursuivi avec Solitudes Duos, qu'il a conçu en 2015.

Solitudes Solo est présenté de nouveau jeudi soir à la salle Multi de Méduse et le 2 avril au Théâtre du Bic.

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Pour voir la performance: vimeo.com/79842305

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