Retrouvailles symphoniques pour Richard Desjardins

Richard Desjardins a répété avec l'Orchestre symphonique de... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Richard Desjardins a répété avec l'Orchestre symphonique de Québec, mardi après-midi, au Grand Théâtre.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Avant de vivre son baptême symphonique, il y a 10 ans, Richard Desjardins avait confessé certains doutes. Visiblement, le sceptique a été confondu! L'auteur-compositeur-interprète a saisi plusieurs occasions de renouveler l'expérience, a lancé un album immortalisant la rencontre... Et il s'apprête à y replonger, jeudi et vendredi, en renouant sur les planches avec l'Orchestre symphonique de Québec (OSQ) sous la direction de Gilles Bellemare. Au menu : plusieurs arrangements inédits et deux contes écrits par le chanteur. Le Soleil l'a attrapé mardi après-midi, alors qu'il sortait d'une répétition au Grand Théâtre.

Q Vous venez de répéter avec l'orchestre. Comment ça s'est passé?

R C'est massif... Et tu as intérêt à suivre! C'est une rigueur à laquelle je ne suis pas habitué. Moi, je compose et habituellement, mes musiciens pourraient vous en parler, je suis un peu imprévisible. Ce n'est pas carré, la musique suit le poème. Quand tu regardes ça à la fin, c'est découpé étrangement pour un musicien. Mais là, c'est une autre discipline...

Q À votre première aventure symphonique, vous vous étiez montré un peu sceptique vis-à-vis de l'expérience. Du moins, avant d'y avoir goûté. Pourquoi?

R Premièrement, je ne croyais pas qu'un orchestre symphonique puisse monter en deux jours un spectacle d'une heure et demie. Nous, ça peut nous prendre une journée juste monter une chanson. Je n'avais pas réalisé qu'en lecture à vue, [les musiciens d'orchestre] sont dressés comme des chiens d'aveugles. C'est incroyable! Les trombonistes sont là, ils attendent de jouer et en attendant, ils peuvent lire leurs textos... Et ils comptent en même temps! C'est incroyable. La première fois que c'est joué, ça peut déjà avoir énormément de sens. Il ne reste qu'à ajuster quelques affaires, avec quelques termes italiens. Et au départ, il y avait aussi le fait qu'habituellement, quand les orchestres symphoniques engagent des chanteurs populaires ou semi-populaires, c'est souvent fait très vite. Et ça donne ce que ça donne. Mais ce que Gilles Bellemare fait, c'est plus du domaine de la joaillerie musicale. C'est vraiment travaillé. Il met le temps. C'est pour ça que c'est si beau.

Q Vous chantez avec l'OSQ cette semaine, puis vous revenez à Québec fin avril pour un spectacle intime en trio. Ça vous plaît de jouer dans ces extrêmes?

R Le show en trio, on le traîne depuis un certain temps. J'adore ça. J'avais monté ça pour le Festival des guitares de Rouyn-Noranda. À mon étonnement, ç'a été très bien accueilli. C'est une formule où j'enchaîne tout. Je prends la poésie d'une chanson, je la mets sur l'introduction d'une autre toune... C'est un feu roulant. J'aime bien ça. On fait ça au Petit Champlain. 

Q Oui, et c'est complet les deux soirs...

R Ah oui? Je n'aurai même pas besoin d'y aller, alors? (rires)

Q Écrivez-vous des chansons ces temps-ci?

R Ça m'arrive plus rarement... Mais je viens d'en finir une, là. Elle est au piano, alors je ne la ferai sans doute pas au show. Si j'ai le temps, je vais essayer d'en faire une adaptation pour la guitare.

Q Est-ce qu'il y a un album qui se prépare?

R Ça, je ne sais pas... Je ralentis un peu. Je vis la moitié du temps en France, on retape une cabane... Ça prend du temps ça aussi! Et ça me fait beaucoup de bien. On dirait que je retrouve le monde. Quand tu es artiste pendant longtemps, tu es habité jour et nuit par ça. Et à un moment donné, quand tu débarques un peu, que tu te promènes dans la rue et que personne ne te connaît, ça fait du bien! Donc je prends mon temps.

Q Et votre implication avec Action boréale, elle continue?

R Oh oui. On a eu un C. A. en fin de semaine. Je suis impliqué là-dedans depuis 15 ans et au début, on s'était donné pour objectif de protéger 12 % du territoire. Aujourd'hui, on est rendu à 11,7 %. On n'est pas responsable totalement de ça, mais on n'y est pas étranger non plus. C'est pas méchant!

Vous voulez y aller?

Qui : Richard Desjardins et l'Orchestre symphonique de Québec

Quand : le 31 mars et le 1er avril à 20h

Où : Grand Théâtre 

Billets : entre 44,80 $ et 87,20 $

Info : 418 643-8131 ou grandtheatre.qc.ca

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