La diva du Buena Vista Social Club refuse de dire «Adios»

Omara Portuondo, 85 ans, n'entend pas arrêter de chanter... (AFP, Philippe Lopez)

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Omara Portuondo, 85 ans, n'entend pas arrêter de chanter de sitôt. La diva est l'une des rares membres «historiques» du Buena Vista Social Club encore présente aujourd'hui.

AFP, Philippe Lopez

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Agence France-Presse
Hong Kong

La frêle stature d'Omara Portuondo contraste singulièrement avec la voix sonore qui a fait d'elle une star à Cuba, bien avant d'accéder à la gloire internationale avec le Buena Vista Social Club à un âge où la plupart font valoir leurs droits à la retraite.

La formation légendaire est en train de mettre la pédale douce et livre avec Adios Tour, son ultime tournée mondiale. Mais la chanteuse de 85 ans, qui exerce son art depuis qu'elle a 15 ans, n'est pas prête à remiser son micro.

«Aucun d'entre nous n'aurait jamais imaginé l'énorme succès du Buena Vista Social Club, nous avons réalisé ce que nous n'aurions jamais pu rêver, mais il est temps pour le groupe de dire au revoir», dit-elle juste avant les concerts hongkongais de la tournée, qui commençaient jeudi.

Toutefois, elle n'en démord pas: «La musique, c'est ma vie et je n'arrêterai pas de chanter.»

Il y a 20 ans...

Cela fait 20 ans que par un hasard du destin, le guitariste américain Ry Cooder et la star cubaine Juan de Marcos González encouragèrent d'anciennes gloires de l'âge d'or de la musique cubaine à se réunir pour produire un disque, quitte à sortir de la retraite pour certains.

L'album enregistré en six jours, appelé Buena Vista Social Club en hommage à un club privé de La Havane qui avait fermé ses portes après la révolution cubaine, fut d'emblée un succès phénoménal.

Il s'est vendu à des millions d'exemplaires et le film tourné par l'Allemand Wim Wenders sur cette aventure n'a fait que propulser davantage la musique cubaine sur la scène internationale.

Buena Vista a également exporté une vision haute en couleur d'une île qui vivait largement en marge après la révolution menée en 1959 par Fidel Castro à cause de la guerre froide.

«Nous sommes appelés les ambassadeurs de Cuba et j'en suis honorée. Quand on fait les choses qu'on aime, il ne peut en sortir que du bon. On brille de l'intérieur, en direction des autres», explique Omara Portuondo.

La diva est l'une des rares membres «historiques» du groupe encore présente. La formation a dû s'élargir aux jeunes talents et joue désormais sous le nom «Orquesta Buena Vista Social Club».

Pour la chanteuse cubaine, Buena Vista n'est qu'un chapitre d'une carrière remarquable qui l'a vue côtoyer des grands noms comme Nat King Cole, Herbie Hancock, Edith Piaf et Chico Buarque.

Mais elle ne compte pas en rester là. «Est-que c'est un au revoir pour moi? Jamais! Je vais tourner ensuite en Europe et aux États-Unis pour mon "85 Tour"

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