Le rock à voyager dans le temps des Sheepdogs

La machine des Sheepdogs est bien huilée et le... (Le Soleil, Yan Doublet)

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La machine des Sheepdogs est bien huilée et le chant d'Ewan Currie invariablement impeccable, appuyé par les choeurs de ses comparses.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Le temps était suspendu, jeudi, à l'Impérial. Grâce au rock vintage des Sheepdogs, livré avec doigté et précision, nous n'étions plus en 2016, mais plutôt quelque part dans les années 70, pour notre plus grand plaisir.

Le quintette canadien assume pleinement sa dimension rétro, qui va de son équipement d'époque à son habillement, en passant bien sûr par ses compositions. Nul doute qu'après une douzaine d'années à façonner cet univers, il le possède à merveille. Mais emballage vintage ou pas, la qualité d'un spectacle repose en premier lieu sur sa structure et sur la qualité de la performance. Les gars n'avaient rien laissé au hasard : ils sont arrivés avec un show rodé au quart de tour, où les pièces se succédaient le plus naturellement du monde.

La troupe de la Saskatchewan - on avait pris soin de mettre un drapeau de la province sur l'orgue Hammond - a ouvert en douce avec Where I Can Roam, avant de passer en deuxième vitesse sur une I'm Gonna Be Myself qui a tout de suite déclenché l'approbation des spectateurs. On pouvait dès lors constater à quel point la machine des Sheepdogs est bien huilée : les musiciens étaient synchro au possible et le chant d'Ewan Currie invariablement impeccable, appuyé par les choeurs de ses comparses.

En santé

C'est toujours signe d'un groupe en santé lorsque le plus récent album est connu du public et, assurément, les spectateurs connaissaient les titres-clés de Future Nostalgia, qui a constitué l'épine dorsale du show. Il faut dire qu'ils fonctionnait bien, de I Really Wanna Be Your Man au simple Downtown. Le groupe a également fouillé dans son répertoire passé, sortant entre autres une musclée The Way It Is, en plus de reprendre les Allman Brothers, en rappel.

Et puis, s'ils ont des compos généralement concises, les Sheepdogs n'en brillent pas moins dans l'exécution de leur matériel. Le mariage des guitares d'Ewan Currie et de Jimmy Bowskill, qui maniait aussi la pedal steel, a donné lieu à de bons moments, en particulier sur Take a Trip, où les deux hommes se sont permis des «twin solos». Shamus Currie à l'orgue et au piano électrique a pour sa part brillé lorsqu'il a pris le trombone pour une Help Us All grisante.

Aussi tributaire des années 70 qu'est le rock des Sheepdogs, il fait parfaitement mouche en 2016.

Deux premières parties

La formation acadienne Les Hôtesses d'Hilaire s'est chargée d'ouvrir la soirée. La troupe a mis de l'avant son rock aux contours psychédéliques, sur lequel l'excentrique barbu Serge Brideau, arborant couettes et robe, scandait ses paroles s'attardant tantôt à la surconsommation, tantôt à l'obsession des réseaux sociaux. La troupe a gagné peu à peu le public avec son matériel livré avec humour et aplomb.

Les Montréalais de Beat Cops, qui ont suivi, n'étaient peut-être pas aussi colorés, mais on avait droit à des musiciens accomplis. Le band réunit en effet l'ex-Priestess Mikey Heppner (voix, guitare), l'ex-Stills Tim Fletcher (basse, voix), l'ex-Trigger Effect Patrick Bennett (guitare) et le batteur des Breastfeeders Max Hébert. Leur groupe a graduellement installé son propre univers et a démontré l'étendue de son savoir-faire, avec des segments musclés, mélodiques ou instrumentaux. 

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