Mort de George Martin: Dominic Champagne a perdu un ami

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La troupe du spectacle LOVE, du Cirque du Soleil, à Las Vegas.

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(Québec) Tous les jours depuis un mois et demi, Dominic Champagne prenait des nouvelles de George Martin par l'entremise de son fils, Giles. C'est plus qu'un collaborateur qu'il a perdu, mardi, c'est un ami.

Le metteur en scène québécois savait depuis l'automne que George Martin n'allait plus très bien. Il était d'ailleurs passé le voir un peu avant Noël, afin de lui présenter ses hommages : «J'ai développé beaucoup d'affection pour cet homme-là.»

Champagne a rencontré Martin lorsqu'il travaillait sur le spectacle LOVE, du Cirque du Soleil, consacré aux Beatles. La collaboration aurait pu se limiter à être professionnelle, où le Québécois aurait été le représentant du Cirque et le Britannique celui des Fab Four. Or une véritable complicité s'est installée, permettant l'étincelle de créativité que l'on connaît.

«George Martin m'a permis d'être moi-même dans l'univers des Beatles, quand j'ai été le capitaine de cette aventure. J'aurais pu n'être que le traducteur de l'oeuvre et c'est certainement George Martin qui m'a donné la confiance pour me transporter dans ça.»

Un testament artistique

Champagne s'est retrouvé en compagnie de George Martin et de son fils Giles dans les mythiques studios d'Abbey Road il y a une douzaine d'années, à farfouiller les enregistrements des Beatles afin d'établir ce qui allait devenir la bande sonore de LOVE. Non seulement le metteur en scène a eu droit à un «cadeau du ciel» quand il a pu entendre chacune des prises des célèbres chansons, y compris les inédites, mais il a été témoin d'un moment bien particulier et intime chez les Martin : l'un était la mémoire artistique des Beatles et le guide dans ce monde musical, l'autre apprenait à le devenir, tout en détenant les outils numériques pour l'amener ailleurs.

«En plus de faire un voyage extraordinaire dans l'univers des Beatles, j'ai assisté à la transmission de ce testament artistique, d'un père à son fils.»

Dominic Champagne... (La Presse) - image 2.0

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Dominic Champagne

La Presse

Pour Champagne, le grand génie de celui qu'on a surnommé le cinquième Beatles a été de mettre le sien au service de John Lennon et de Paul McCartney. Il cite en exemple comment un Sir Paul réticent à l'idée d'entendre un ensemble à cordes dirigé par George Martin sur Yesterday a ensuite complètement été gagné, tout comme ses comparses, par cette proposition, qui a ensuite enfanté d'autres compositions du genre comme Eleanor Rigby ou I Am the Walrus.

«On peut présumer que quelqu'un d'autre aurait signé les Beatles, même si on avait déjà refusé deux fois de le faire. Il les a donc signés, mais il a aussi vu le potentiel créatif de ces quatre jeunes bums de Liverpool et il a nourri toute l'expérimentation qui est derrière le génie, qui les a fait passer de She Loves You au grand poème musical qu'est Abbey Road

Pour Dominic Champagne, l'aventure de LOVE est loin d'être terminée. Il bosse en effet, avec Giles Martin, à une version mise à jour pour célébrer les 10 ans du spectacle, à Las Vegas. Cette nouvelle version, «rafraîchie», est déjà en train de prendre forme. La grande première aura lieu le 14 juillet, devant Paul McCartney, Ringo Starr, Yoko Ono et Olivia Harrison.

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