Y étiez-vous? Them Crooked Vultures au Capitole, le 11 mai 2010

John Paul Jones (basse), Dave Grohl (batterie) et... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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John Paul Jones (basse), Dave Grohl (batterie) et Josh Homme (voix et guitare)

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Dans le showbiz, rares sont les gars aussi charismatiques et articulés que Dave Grohl. Encore cette semaine, il s'est distingué aux Oscars avec sa reprise de Blackbird, des Beatles, puis, mercredi, il a mis en ligne avec ses Foo Fighters un clip délirant, destiné à faire taire les rumeurs de séparation qui entourent le groupe.

Dans une ville de rock comme Québec, il y aurait tout lieu de croire que Grohl serait un habitué. Et pourtant, ses Foo Fighters ne sont venus que deux fois, dans des conditions loin d'être favorables aux fans. Une première, en 2000, lors d'un show-surprise commandité par Molson Dry, au Palladium, réservé à une poignée de chanceux n'ayant pas la moindre idée de la formation qui se produirait, l'autre l'été dernier, interrompu, comme on le sait, par un déluge sur les plaines d'Abraham...

N'empêche, il est un spectacle à Québec avec Dave Grohl qui a été mémorable en tout point, surtout qu'il était entouré de John Paul Jones (Led Zeppelin), de Josh Homme (Queens of the Stone Age) et du multi-instrumentiste Alain Johannes : celui de Them Crooked Vultures. Pour les promoteurs, c'était un flop côté assistance : on est passé du Pavillon de la Jeunesse au Capitole. Mais pour les fans, ce changement était une bénédiction : non seulement on pouvait voir de près les artistes à l'oeuvre, mais la qualité sonore était impeccable : chaque instrument était défini et résonnait à merveille.

À l'avant, Homme affichait une redoutable assurance, que ce soit à la six cordes ou au chant, empruntant sa voix de fausset lorsque nécessaire. Jones a tour à tour manipulé sa quatre cordes, une guitare slide, un keytar, un clavier ou même un violon. Quant à Grohl, qui fouettait ses peaux sans ménagement, il rappelait que s'il n'est pas un fin technicien, il est un redoutable manieur de baguettes qui a une signature unique.

Tout au long de la soirée, le supergroupe a déployé l'étendue de son savoir-faire, nous surprenant avec des segments instrumentaux bien sentis, en réinventant leurs pièces, en jammant durant Scumbag Blues, en jouant sur les tempos et sur les nuances ou en proposant de nouvelles compos. Pas de rappel, mais nul besoin : on est ressorti comblé.

Peut-être le meilleur spectacle de 2010 à Québec.

Y étiez-vous?

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