Rival Sons, la touche de blues de la tournée de Black Sabbath

Le guitariste et fondateur de Rival Sons, Scott Holiday... (AFP, Don Emmert)

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Le guitariste et fondateur de Rival Sons, Scott Holiday

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Shaun Tandon
Associated Press
New York

Quand Black Sabbath a commencé à faire du heavy metal, le son assourdissant et sombre de sa guitare semblait nouveau mais devait beaucoup au blues. En choisissant Rival Sons en première partie de sa dernière tournée, le groupe de hard-rock revient à son point de départ.

Choisi personnellement par le chanteur de Black Sabbath, Ozzy Osbourne, pour la tournée intitulée The End, Rival Sons s'efforce de garder du blues dans le hard rock.

Outre la promotion apportée au groupe californien, davantage habitué à des clubs de taille moyenne, cette tournée offre à son guitariste et fondateur Scott Holiday une chance inattendue de jouer avec son héros musical, le guitariste de Black Sabbath Tony Iommi.

Même si l'influence de Iommi est plus inconsciente que mûrement réfléchie, Holiday s'est toujours identifié aux riffs de blues du guitariste.

«Il y a beaucoup de blues dans cette musique, et c'est super, mais le heavy metal malheureusement semble l'ignorer et c'est presque invisible maintenant», a affirmé à l'AFP Scott Holiday.

Le blues, cette musique mélancolique et narrative originaire des communautés noires du sud des États-Unis, connaît un renouveau sous une forme fusionnée dans plusieurs groupes au son plus rétro.

Les rockeurs garage Jack White et Black Keys ont incorporé clairement des éléments de blues à leur musique tout comme récemment le groupe de rock indépendant Alabama Shakes.

Mais le son de Rival Sons appartient plus à l'ère du hard-rock traditionnel comme Led Zeppelin et Deep Purple, auquel se sont ajoutés les gémissements très expressifs du chanteur Jay Buchanan.

Nouvel album 

Rival Sons a obtenu la place très convoitée de «première partie» de la tournée quand il a été invité à jouer à Los Angeles pour une cérémonie organisée par le magazine britannique Classic Rock.

Osbourne et sa femme (et manager) Sharon, qui était assise au premier rang, ont été impressionnés par les deux chansons interprétées par Rival Sons et sont venus les rencontrer en coulisses pour leur proposer de participer à leur tournée.

«Je me suis toujours demandé (...) comment diable on intègre une tournée comme celle-là? Il faut connaître quelqu'un», raconte Holiday. «Je sais que c'est comme ça que beaucoup de tournées se font, mais là il s'agissait d'une véritable rencontre».

Outre des concerts en Europe notamment à des festivals d'été, Rival Sons va sortir en mai un cinquième album, Hollow Bones. Holiday estime qu'il est difficile d'en définir le son et préfère parler de son rock.

«Nous avons essayé de faire quelque chose de familier et qui nous ressemble, parce que (...) c'est tout ce qu'on peut faire au final, mais nous avons aussi essayé de relever des défis», a-t-il expliqué.

Le dernier album de Rival Sons, Great Western Valkyrie, avait un côté hard mais souvent mêlé de lyrisme narratif, avec des chansons racontant l'histoire d'un complot qui échoue à bombarder un train ou bien la célèbre femme hors-la-loi du XIXe siècle Belle Starr.

Le chanteur de Rival Sons, Jay Buchanan... (AFP, Don Emmert) - image 2.0

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Le chanteur de Rival Sons, Jay Buchanan

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Spiritualités différentes

Alors que Black Sabbath suscite souvent la controverse pour sa fascination pour l'occulte, Rival Sons arrive avec un passé plus surprenant : ses membres se revendiquent tous de spiritualités différentes.

Holiday est hindou mais refuse poliment de parler de ses croyances personnelles, ne voulant pas influencer ses fans même s'il reconnaît que cette spiritualité a inévitablement influencé sa musique.

«Si vous êtes honnêtes avec votre art et que votre spiritualité est importante pour vous - comme pour 99 % des artistes que je connais - alors d'une certaine manière cette spiritualité, ou ces croyances profondes, vont se fondre dans votre musique», explique-t-il.

Il reconnaît qu'il a été difficile pour le groupe de trouver «un équilibre et une place où se sentir à l'aise» en tant que rockeurs dans un milieu où les gens «n'ont pas vraiment fondamentalement de vie spirituelle».

Pour autant Holiday assure que son groupe apprécie cette tournée, qui lui a permis de jouer pour la première fois jeudi au célèbre Madison Square Garden.

Black Sabbath, dont les membres approchent les 70 ans, a assuré qu'il s'agissait de sa dernière tournée en tant que groupe. «Tout est d'autant plus historique. Non seulement on participe à une tournée de Black Sabbath mais on fait la dernière. Personne d'autre ne sera invité désormais», conclut Holiday.

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