Une éclatante première date avec l'OSQ

Les mains aux mouvements précis du chef d'orchestre... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les mains aux mouvements précis du chef d'orchestre Jacques Lacombe semblaient tirer sur les ficelles de l'orchestre comme s'il s'agissait d'une marionnette aux mécaniques délicates.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Des étudiants du Conservatoire de musique de Québec et de la Faculté de musique de l'Université Laval sont venus gonfler les rangs de l'Orchestre symphonique de Québec (OSQ) le temps d'un premier rendez-vous fébrile et joyeux qui a culminé avec l'éclatante Symphonie n° 5 de Prokofiev.

Les musiciens Benoît Cormier et Stéphane Fontaine avaient bien raison de le mentionner au début du concert : écouter ou jouer une oeuvre pour la première fois, c'est comme rencontrer une nouvelle personne, sans savoir si elle deviendra une connaissance, une amie ou l'amour de notre vie. 

Dans le cas de la Symphonie n° 5 de Prokofiev, ce fut un véritable coup de coeur. L'oeuvre pleine de fougue et d'arabesques, aux orchestrations variées, nous garde en éveil du début à la fin. Tous les groupes d'instruments, des percussions aux violons, y ont leurs moments forts. Constructions énergiques, lyrisme, mélancolie, tourbillon échevelé... tout y est. Prokofiev voulait y célébrer l'homme libre et heureux alors que la Seconde Guerre mondiale tirait à sa fin, et on peut dire que son enthousiasme est toujours contagieux aujourd'hui.

Le concert a commencé avec la majestueuse ouverture de l'opéra Les maîtres chanteurs de Nuremberg de Wagner, mise en valeur par l'envergure inhabituelle de l'orchestre. Étudiants munis de noeuds papillon noirs et professionnels à noeud papillon gris, jeunes visages sérieux et fronts entourés de mèches grises se fondaient dans une masse joyeuse, portée par un même élan. 

Les étudiants sont restés en coulisses le temps des deux concertos qui mettaient en vedette les gagnants, ex aequo, du concours En concert avec l'OSQ. L'altiste Charlotte Paradis a interprété les deux derniers mouvements du Concerto pour alto de Rozsa. L'oeuvre sombre, un brin angoissante mais ponctué d'accents folkloriques, seyait tout à fait à l'énergie de la longiligne demoiselle, qui avait une belle présence sur scène.

Les difficultés techniques du premier mouvement du Concerto pour piano n° 5 «Empereur» de Beethoven ne permettait pas au pianiste Thierry Perron de se relâcher son attention. Le jeune musicien à la feuille de route déjà enviable a livré une interprétation maîtrisée, à laquelle il saura certainement ajouter un brin de panache avec les années.

Le tout était sous la direction à la fois sensible et ferme du chef d'orchestre Jacques Lacombe. Ses mains aux mouvements précis semblaient tirer sur les ficelles de l'orchestre comme s'il s'agissait d'une marionnette aux mécaniques délicates. 

Le concert était présenté une seule fois mercredi soir au Grand Théâtre de Québec.

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