(ENTRE): touchante simplicité

La complicité entre les danseurs Josiane Bernier et... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

La complicité entre les danseurs Josiane Bernier et Fabien Piché était essentielle à la réussite de l'oeuvre. Ils sont tellement beaux à voir ensemble qu'on redoute les moments où ils sont séparés.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) CRITIQUE / Partir d'une installation d'ingénierie pour concevoir une pièce de danse semblait une idée bien étrange. Le metteur en scène Philippe Lessard Drolet a su faire cohabiter avec élégance technologie et humanité dans (ENTRE), qui était présenté en première mercredi à l'occasion du Mois Multi.

Coproduit avec le centre chorégraphique La Rotonde, (ENTRE) est avant tout un spectacle de danse. La machine visuelle et sonore, conçue par la compagnie Théâtre Rude Ingénierie, se fait discrète. Et c'est tant mieux. Quelques mordus de technologie essaieront sans doute de comprendre «la bête», mais pour la majorité d'entre nous, son fonctionnement restera un mystère.

Le titre du spectacle a été choisi avec soin. (ENTRE) est un exercice d'équilibre entre la machine et l'homme. Il fait également écho aux hauts et bas du couple qui se tient devant nous. Ce duo qu'on devine amoureux, qui se tiraille, se sépare un instant, pour mieux se retrouver. 

La complicité entre les danseurs Josiane Bernier et Fabien Piché était essentielle à la réussite de l'oeuvre. Ils sont tellement beaux à voir ensemble qu'on redoute les moments où ils sont séparés. 

N'étant pas un chorégraphe, Lessard Drolet a misé juste en faisant confiance à ses interprètes, guidés par la répétitrice Marilou Castonguay. Les gestes sont simples et d'une grande tendresse, tout comme l'ensemble de l'oeuvre dont émane une touchante simplicité.

«La bête»

Parlons tout de même de ce système interactif. Trente-cinq projecteurs sont accrochés au plafond. La lumière qui en rayonne produit un effet de carrelage sur un rectangle de bois au sol. Les carreaux de lumière s'allument un ou plusieurs à la fois, à différentes intensités, pour ensuite s'éteindre un à un ou tous en même temps, toujours en harmonie avec le mouvement des danseurs. 

Dans les faits, les trajectoires des corps de ces derniers sont captées par six caméras invisibles pour le spectateur et sont transposées sur scène en lumière et en son. Les humains mènent donc la machine, pas l'inverse.

Mais on oublie rapidement la technicité de l'oeuvre pour se laisser purement porter par elle.

(ENTRE) est présenté à la salle Multi de Méduse ce soir et demain, à 19h30.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer