Lise de la Salle et l'OSQ: rafraîchissant

Lise de la Salle a laissé courir ses doigts... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Lise de la Salle a laissé courir ses doigts sur le clavier avec grâce et expressivité.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Le concert russe prévu par l'Orchestre symphonique de Québec avec la pianiste Lise de la Salle s'est finalement fait greffer un coeur français à la toute dernière minute. Troquant Rachmaninov pour Ravel, à cause des vols retardés entre New York et Québec pendant le cocktail météo des derniers jours, la pianiste, le chef invité et l'orchestre ont fait des pieds et des mains pour revoir le programme.

Le tout a été expliqué aux spectateurs au début du concert par le premier violon solo Darren Lowe, qui a terminé son intervention en invitant les gens présents à montrer leur appréciation par un «pourboire symphonique» à la sortie de la salle. C'était juste avant que la corniste Marjolaine Goulet ne vienne nous faire un laïus sur les moitié-moitié, en vente depuis le début de la saison en marge des concerts. On est devant la triste impression que notre orchestre fera bientôt passer des paniers dans l'assistance pour collecter quelques pièces entre les morceaux...

La musique a heureusement chassé le malaise engendré par ce prélude et l'orchestre a attaqué avec beaucoup de fougue Ouverture de fête de Chostakovitch en suivant la baguette assurée d'Andris Poga. Le Letton s'est montré enjoué et plein de vigueur du début à la fin du concert, enchaînant les moulinets pour souligner toutes les variations de la partition.

Lise de la Salle a ensuite fait son entrée pour le Concerto en sol de Ravel. Cintrée dans une robe dorée couverte de dentelle noire, la jeune femme a laissé courir ses doigts sur le clavier avec une grâce et une expressivité rafraîchissante. Quelle pièce! À la fois fébrile et enchanteresse, langoureuse et grave... La soliste a terminé sa prestation un brin échevelée, un grand sourire aux lèvres, pour recevoir une chaleureuse ovation. On aurait pris davantage de son jeu électrique et néanmoins rempli de nuances.

La seconde partie du concert a été consacrée à deux oeuvres narratives et regorgeant de rebondissements et de contrastes dramatiques. Lieutenant Kijé, la première composition de Prokofiev pour le cinéma (avant la musique de Ivan le Terrible d'Eisenstein), raconte la vie, les amours et la mort d'un officier imaginaire, ce qui se prête à tous les tons - guilleret, grotesque, lugubre. Francesca da Rimini, de Tchaïkovski, prend sa source dans une histoire plus sombre, tirée de L'enfer, la première partie de La Divine Comédie de Dantes. Deux amants y sont condamnés à s'étreindre pour l'éternité. L'orchestre et le chef ont su nous faire faire le voyage des ténèbres à l'allégresse.

Le concert sera de nouveau présenté jeudi à 10h30, dans une version plus courte.

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