La sortie réussie de Chilly Gonzales

Par le passé, les différentes facettes du personnage... (Collaboration spéciale Lise Breton)

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Par le passé, les différentes facettes du personnage de Chilly Gonzales pouvaient sembler difficiles à concilier, mais, vendredi, elles cohabitaient à merveille.

Collaboration spéciale Lise Breton

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(Québec) CRITIQUE / Désormais, Chilly Gonzales est en année sabbatique, dans son Québec natal, pour un an. Mais avant de s'éclipser, le pianiste et rappeur s'est permis un dernier tour de piste, au Palais Montcalm, alliant sensibilité, humour, histoire et interaction.

Celui qui est né Jason Beck a ouvert la soirée avec trois superbes interprétations, tour à tour délicates, passionnées, subtiles, mordantes. Le spectre de Satie s'est profilé. Celui du blues aussi. Déjà, la foule qui avait rempli la salle Raoul-Jobin à pleine capacité était conquise. Et à voir le sourire du musicien, il prenait son pied : «J'adore le piano, je vous adore - jusqu'à maintenant - et j'adore le froid dehors», a-t-il lancé en rigolant.

Toujours en verve, Gonzales s'est bien sûr permis quelques segments de classes de maître. Il a fait la petite histoire des arpèges de Beethoven à Daft Punk, en passant par Glenn Miller et les Eagles, comme il a relevé le défi de rapper sur une valse.

Par le passé, les différentes facettes du personnage pouvaient sembler difficiles à concilier, mais, vendredi, elles cohabitaient à merveille. Entre deux jasettes, l'artiste pouvait nous replonger dans son univers avec la magnifique White Keys, par exemple. Et si, peu à peu, il a fait place au rappeur en lui, servant notamment une excellente The Grudge, il a su ramener son univers de pianiste solo avec une idée toute simple : fermer entièrement les lumières pour laisser parler la musique.

Gonzales a confié qu'il était tombé amoureux de son art lors d'un camp musical à Lac-Simon, où un certain Bernard Labadie était chef de choeur. Question de recréer l'atmosphère des feux de camp, il a invité le public à l'accompagner, debout, en fin de concert. C'est aussi de cette manière, en passant le flambeau à ses spectateurs, qu'il a terminé la performance : ils étaient pas moins de huit sur scène - cinq au piano, deux aux bongos et un à danser, tandis que Gonzales, après avoir rappé, puis s'être promené partout dans la salle, y compris sur les bancs et en rampant par terre, a quitté les lieux, laissant son orchestre improvisé poursuivre sans lui.

Seul bémol à cette heureuse soirée : la sonorisation. Dès que le pianiste pressait le moindrement fort les touches du clavier, un grésillement de distorsion se faisait entendre, ce qui a parasité plusieurs de ses belles interprétations. N'empêche, on aura passé une magnifique soirée.

En espérant que Gonzales mette fin à sa sabbatique là où il l'a amorcée...

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