OSQ: la magie des Beatles résiste à tout

David Blamires, le chanteur principal, dégage un charisme... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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David Blamires, le chanteur principal, dégage un charisme de directeur d'école, mais il interprète magistralement les chansons de George, comme Here Comes the Sun ou Something.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Le public qui s'était déplacé en masse pour entendre le spectacle hommage aux Beatles proposé par la troupe ontarienne Jeans'n Classics en complicité avec l'Orchestre symphonique de Québec a semblé passer un moment très agréable, jeudi soir à la salle Louis-Fréchette.

L'exécution des deux douzaines de reprises interprétées en direct sur scène n'était peut-être pas toujours convaincante, la qualité du son laissait en général à désirer, mais la magie impérissable des chansons des Beatles, elle, a assurément opéré.

L'intégrale du mythique album Abbey Road constituait le plat de résistance du programme orchestré par celui qu'on a présenté comme le cerveau de Jeans'n Classics, Peter Brennan.

On doit d'abord souligner la performance de David Blamires, le chanteur principal. Le monsieur dégage un charisme de directeur d'école, mais il vous interprète magistralement les chansons de George, comme Here Comes the Sun ou Something. Celles de John lui donnent un peu plus de fil à retordre, notamment Come Together, pourtant transposée une tierce plus bas. Mais dans Oh! Darling, peut-être sa plus réussie, alors là, on sent qu'il donne tout ce qu'il a!

L'effectif de Jeans'n Classics comprenait également deux guitares électriques, une basse, une batterie, un clavier et trois choristes qui bougeaient rudement bien, mais qu'on avait parfois de la peine à bien entendre.

Solos brûlants

Le meilleur moment du spectacle s'est produit en première partie lorsque l'excellent guitariste Dave Dunlop et la violoniste solo de l'OSQ Catherine Dallaire se sont lancés dans une série de solos brûlants à la fin de While My Guitar Gently Weeps. Le premier a cité un passage de Peer Gynt de Grieg, tandis que la seconde a tricoté avec son archet une série de passes époustouflantes. Signe qu'il s'était réellement passé quelque chose, une partie de l'auditoire s'est levée pour saluer ce moment enflammé.

Ailleurs, le rôle des cordes se résumait le plus souvent à du remplissage rythmique. D'ailleurs, leur amplification n'était pas des plus recherchées, comme c'est bien souvent le cas dans de telles conditions. Dans la salle, tout ce qui nous parvenait de l'orchestre était un son compact et aigre transmis par les caisses de son.

Batterie assourdie

La batterie, qu'on avait confinée dans un cabinet de plexiglass placé à droite en avant-scène, me parvenait, tout assourdie, par les haut-parleurs situés à gauche.

Bizarrement, une chanson comme Penny Lane, dont la version originale est déjà abondamment orchestrée, ne figurait pas parmi les pièces les plus convaincantes du programme. Elle manquait décidément de cuivres. Because a plutôt déçu. Des bassons omniprésents et une lourde guitare basse couvraient les voix des chanteuses, alors que ce sont elles qu'on attendait au premier plan.

The Beatles, Abbey Road & Co est présente de nouveau vendredi à 20h à la salle Louis-Fréchette.

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