Karim Ouellet et l'OSQ, de la pop de luxe

Le mariage de Karim Ouellet avec l'Orchestre symphonique... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le mariage de Karim Ouellet avec l'Orchestre symphonique de Québec a fait des étincelles, mardi.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Friand de pop fleurie et d'arrangements touffus, Karim Ouellet était sans doute le candidat idéal pour un mariage symphonique réussi. Sa rencontre avec l'Orchestre symphonique de Québec (OSQ) a effectivement fait des étincelles, mardi. Visiblement, l'auteur-compositeur-interprète y a pris goût. Et nous aussi... Même qu'on aurait souhaité le voir faire moins souvent chambre à part avec ses alliés d'un soir.

Le chanteur et ce qu'il a baptisé «la gang» n'ont pas tardé à entrer dans le vif du sujet : une relecture franchement efficace de la douce Marie-Jo, qui s'est envolée sous les bons soins de l'orchestre. Cyclone a poursuivi la montée, tant qu'on a eu peur de perdre ladite «gang» sous la section rythmique du groupe de Ouellet. Heureusement, les choses se sont rattrapées de belle manière avant la fin du morceau. 

Puis voilà, il était déjà temps pour Karim de faire cavalier seul en nous présentant en primeur (et en version acoustique) un bouquet de nouvelles chansons à paraître sur son prochain album, Trente, attendu en mars. Un chouette cadeau. Et prometteur, de surcroît. Mais qui est peut-être arrivé un peu trop tôt dans le concert. Les premières cohabitations avec l'OSQ, sous la direction d'Alain Trudel, avaient mis l'eau à la bouche. On en voulait plus. 

Il a toutefois fallu se montrer encore patient : après Karim en solo, c'était au tour de l'orchestre de s'activer sans lui. On ne pourra pas dire que ces moments ont déplu, loin de là. Mais il était dommage de voir les musiciens silencieux dans la pénombre alors que Ouellet et ses complices habituels s'exécutaient. Autant qu'il était un peu étrange d'imaginer la tête d'affiche en coulisse pendant les segments laissés aux bons soins de l'OSQ (dont l'Ouverture des Noces de Figaro de Mozart et une suite de Danses roumaines de Bartók). 

Ce sentiment a été renforcé par le fait que quand la rencontre s'est produite, mardi, elle n'a jamais déçu. Parmi les plus grandes réussites, une livraison musclée de l'incontournable L'amour : le chanteur a clairement pris son pied dans la relecture du tube qu'il a joué à tous vents depuis 2012. Percussive à souhait, La moindre des choses a aussi touché la cible, tout comme la très belle Plume, où une dentelle de violons a bien failli nous faire perdre la guitare de Ouellet. 

Comme la scène n'était semble-t-il pas encore assez remplie, la finale du concert a été bonifiée par la présence d'une chorale de l'école La Seigneurie, qui a notamment donné du coffre à l'extrait Karim et le loup. Le grand luxe.

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