Fioritudes: générations Fiori

Antoine Gratton, Alexandre Désilets, Marie-Pierre Arthur et Catherine... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Antoine Gratton, Alexandre Désilets, Marie-Pierre Arthur et Catherine Major ont pris possession des mots de Serge Fiori, en les portant avec force et conviction.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Catherine Major et Ian Kelly l'ont tous deux évoqué, samedi soir, lors du dernier spectacle de la tournée Fioritudes: les chansons de Serge Fiori transcendent et rassemblent les générations. On n'aurait pu trouver mieux que cet hommage à six voix pour en faire la touchante démonstration.

Les pièces de la première partie étaient tirées du vaste répertoire de Fiori et portées par les voix maîtrisées et pleines de caractère de Catherine Major, Antoine Gratton, Marie-Pierre Arthur et Alexandre Désilets.

Ils ont livré des chansons méconnues, comme D'accord, écrite pour Nanette Workman et portée par Catherine Major, ou encore Chasseur, tirée de l'album solo de Fiori de 1986, ainsi qu'En pleine face et Depuis l'automne, d'Harmonium.

C'était beau de voir quatre trentenaires prendre possession de ses mots, les porter avec force et conviction, montrer toutes les couleurs de leurs voix. La mise en scène de Luc Picard faisait en sorte qu'ils restaient souvent tous ensemble sur scène, livrant des duos (comme le très réussi Duodadieu de Arthur et Désilets) et formant des choeurs. Les regards brillants et les sourires ont été nombreux lors de ce soir de dernière électrique.

L'entracte est arrivé trop vite, après seulement une quarantaine de minutes, mais c'était pour mieux attaquer l'intégrale de l'album éponyme de Serge Fiori, lancé il y a près de deux ans. Gratton a servi Le monde est virtuel, puis Désilets Crampe au cerveau. Chaque pièce était chaudement applaudie, déjà connue et aimée.

Le spectacle a suivi la courbe de l'album avec des incursions dans des territoires intimes, un peu de critique sociale, des blues entraînants, des envolées vocales vertigineuses et des murmures.

Daniel Lavoie et Ian Kelly sont arrivés en fin de course, faisant tous deux des allusions à leur longue attente dans les coulisses. Il faut dire que le concert a été conçu pour les Francofolies, en 2014, et non pour une tournée. Le chat de gouttière était bien servi par la voix texturée de Lavoie, alors que Laisse-moi partir a permis de révélé toute la dextérité vocale de Kelly, seul en scène avec sa guitare.

Les cinq musiciens qui accompagnaient les chanteurs ont été impeccables et servaient de coeur battant à cet hommage où la musique était reine, enveloppée de pénombres et de rayons de lumières, sans artifices.

À la toute fin de Si bien, livrée par Catherine Major au piano, la voix inimitable de Serge Fiori s'est fait entendre dans les haut-parleurs, le temps d'un duo virtuel, rendant plus tangible encore la présence de celui qui portait tout le spectacle, même sans être là.

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