Alexandre Barrette, l'imperfectionniste

Avec la complicité deKorine Côté à la script-édition, Alexandre...

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Avec la complicité deKorine Côté à la script-édition, Alexandre Barrette a bossé fort sur ses textes et il s'est imposé un intense processus de rodage: un numéro à la fois dans des clubs, puisen spectacles complets.

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(Québec) Alexandre Barrette n'est pas du genre à se ménager ni à s'asseoir sur ses lauriers. Tout juste un an après la fin de sa précédente tournée, l'humoriste s'apprête à reprendre la route avec un nouveau spectacle inspiré de ses propres imperfections. Et il s'est mis une pression considérable sur les épaules pour surpasser ce qu'il avait accompli la dernière fois.

Au bout du fil, l'humoriste natif de Québec confirme qu'il est «assez angoissé dans la vie», un état qu'il décrit comme «un bon moteur». Pour la suite de son premier one-man-show, qu'il a présenté 200 fois entre 2012 et 2014, le comique et animateur (Atomes crochus, Taxi payant) a mis la barre haut.

«Ça me fait plaisir que ce spectacle ait touché des gens de différentes façons, lance-t-il. Et c'est ce que j'espère fort pour le deuxième. Rendu là, c'est le public qui va décider. Mais ça serait une douleur ultime que quelqu'un vienne voir mon show et me dise qu'il a aimé mieux le premier. Ça serait un poignard dans le ventre. Ça fait un an que je ne pense qu'à ça. C'est un peu souffrant, mais pour moi, c'est un bon moteur. C'est pour ça que j'ai travaillé comme un malade.»

Pour Alexandre Barrette, la pression est intense, donc. «Mais elle a été répartie dans le temps, nuance-t-il. Je préférais me l'imposer tôt dans le processus que d'être un peu relax là-dedans et d'arriver le soir de la première en étant complètement détruit par le stress.»

À quelques jours de présenter son spectacle Imparfait en grande première à la salle Albert-Rousseau, mardi, Alexandre Barrette se disait plutôt «fébrile»... Avec la complicité de Korine Côté à la script-édition, il a bossé fort sur ses textes et il s'est imposé un intense processus de rodage: un numéro à la fois dans des clubs, puis en spectacles complets.

«Il y a quelque chose de très excitant de retourner dans les petits bars, dans des soirées où tu joues devant 12 ou 22 personnes, note l'humoriste. Je n'ai fait que ça l'hiver dernier. J'avais des shows chaque soir. C'est la vraie école. Ce n'est pas juste rude comme expérience. Des fois, il y a des soirées magiques où tu fais un numéro pour la première fois, et ça marche déjà super bien. Mais il n'y a pas de cadeau. Ça rit si c'est drôle. Il n'y a aucune complaisance.»

La trentaine sous la loupe

Selon la description officielle fournie par son équipe, Alexandre Barrette explore dans son deuxième spectacle des thèmes comme son indécision chronique, son «réflexe de zapper certains aspects de sa vie», «la famille, le bonheur, les failles et les travers de sa vie»...

En entrevue, l'humoriste relativise les choses. «Je maîtrisais mieux le marketing dans le premier show. Là, je trouve que je me vends mal! rigole-t-il. Ça sonne comme une grosse thérapie lourde... Mais à la base, c'est de l'humour! Je ne prends pas le public en otage. En toute humilité, ça rit.»

N'empêche que le comique s'est choisi lui-même comme sujet de base. Crise de la trentaine? «C'est plus un constat du fait que ma trentaine est vraiment différente de celle de la plupart des gens autour de moi et elle est très différente de celle de mes parents, précise-t-il. Mon père, à 34 ans, il avait trois enfants. Il avait bâti sa propre maison. Il avait une femme qui est toujours sa femme, d'ailleurs. Sa vie était solide, je trouve», décrit l'humoriste, avant de jouer le jeu des comparaisons.

«Moi, ma vie, je ne la remets pas en question, reprend-il. Je l'aime beaucoup. Mais ça n'a rien à voir avec celle de mon père. Je suis célibataire, je vis dans un petit appart à Montréal, je fais des spectacles d'humour. Je me couche tard, je me lève tard. J'adore cette vie-là, mais elle est imparfaite. J'en veux, des enfants. À 23 ans, tu n'es pas marginal si tu n'as pas d'enfant. À 34 ans, c'est une autre affaire. Tous les gens autour de moi ont des bébés et une maison en banlieue. Je ne me plains pas de ça. Mais le constat est un peu challengeant, des fois...»

En famille

Dans le but de poursuivre ses ambitions comiques, Alexandre Barrette a quitté Québec pour s'installer à Montréal en 2002. Loin d'avoir oublié ses origines, il continue de multiplier les allers-retours entre les deux villes. Parce que son calendrier professionnel l'amène souvent dans la capitale, certes, mais aussi parce que les liens familiaux sont forts chez les Barrette.

«Ma soeur et mes parents sont à Québec, avance-t-il. Et mon frère est au Saguenay alors le point de rencontre, c'est vraiment Québec. Je suis rendu bien à Montréal. J'adore Montréal, c'est une ville magnifique. Mais je m'ennuie de Québec. Dans les prochains mois, je pense que je vais venir une vingtaine de fois.»

Comme il l'avait fait dans son premier spectacle, Alexandre Barrette promet d'ailleurs d'inviter - en récit, du moins - sa famille sur les planches pendant la tournée qui s'amorce. Après tout, le processus avait été comiquement payant la dernière fois...

«Même si je parle de ma famille et que je mets des prénoms, je le constate par les rires, indique Alexandre Barrette. Les gens reconnaissent leur grand-mère, leur mère ou un filleul...»

**

Vous voulez y aller?

Qui: Alexandre Barrette

Quand: 25 et 26 janvier, 10 au 12 mars, 25 mai et 8 juin à 20h

Où: salle Albert-Rousseau

Billets: 43,50 $

Info: 418 659-6710

La capitale d'Alexandre Barrette

Un lieu qui lui rappelle son adolescence: le Club Avantage

«Je n'étais pas un gros sorteux quand j'étais ado. D'abord, ma puberté est arrivée comme à 18 ans. Et de toute façon, même avec des fausses cartes, aucun doorman ne serait tombé dans le panneau. J'étais en sport-études, je jouais au tennis, donc ma vie s'est passée au Club Avantage jusqu'à ce que je parte à l'École nationale de l'humour. Je joue au tennis là depuis que j'ai sept ans. Et j'y retourne encore. Il y a des gens là qui m'ont vu grandir. J'ai des chums qui sont coachs, qui travaillent au gym ou qui jouent encore au tennis là. C'est encore un lieu de rencontre où je recroise toute ma gang de sport-études.»

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Son quartier préféré: Limoilou

«Je suis en amour avec Limoilou. J'avais de la famille qui vivait là, j'ai toujours trouvé que c'est un quartier le fun. Mais là, Limoilou est vraiment rendu sur la coche. Si pour x raisons, il faut que je revienne à Québec et que je m'achète un condo, c'est clair que ça serait en basse ville, à Limoilou ou dans le quartier Saint-Roch.»

**

L'événement qui le branche: le Festival d'été

«Je n'ai pas eu beaucoup la chance d'aller au Festival d'été récemment, mais j'ai toujours beaucoup de fun quand j'y vais. J'étais allé voir Weezer il y a trois ans. J'y ai vu Coeur de pirate, que j'aime beaucoup aussi. C'est beaucoup dans l'ambiance. L'été à Québec, c'est vraiment magnifique. Le Festival, c'est un prétexte parce que je ne suis pas le plus grand connaisseur des shows de musique. Mais je trouve que ça rassemble: les gens sortent, il y a du monde en ville, ça crée une petite fébrilité. La ville est toujours dynamique, mais pendant l'été, c'est encore plus vrai.»

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