Envol sympathique mais échevelé pour Kevin Bazinet

S'il a bien sûr défendu ses compositions, Kevin Bazinet a... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

S'il a bien sûr défendu ses compositions, Kevin Bazinet a multiplié les interprétations, s'amusant à varier les plaisirs.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) CRITIQUE / Il y a d'abord eu un album, demeuré confidentiel, puis le passage à l'émission télévisée La voix, l'an dernier, dont il est sorti gagnant. Un «vrai» disque a suivi à la fin 2015 et voilà que mercredi, Kevin Bazinet proposait son premier spectacle. Prêt à voler de ses propres ailes, le Kevin? À en juger l'accueil auquel il a eu droit à la salle Albert-Rousseau, il semble bien que oui.

C'est vêtu d'un complet, avec noeud papillon, les pieds dans des chaussures fraîchement vernies, que le jeune chanteur s'est pointé. Bazinet s'est d'abord lancé, avec la voix soul qu'on lui connaît, dans les titres de son album Talk to Me, appuyé par quatre musiciens compétents. Puis, il a pris le micro pour s'adresser à la foule: il était content d'être sur les planches et ça se voyait. Ses fans, qui n'ont ménagé ni les cris - essentiellement féminins - ni les applaudissements, étaient tout aussi heureux de retrouver en chair et en os celui qu'ils avaient suivi au petit écran.

S'il a bien sûr défendu ses compositions, Bazinet a aussi multiplié les interprétations. S'amusant à varier les plaisirs, il est passé de Ray Charles à John Lennon, non sans transiter par Michael Jackson. C'est d'ailleurs avec une reprise qu'il a réussi à soulever la foule : sa version de L'amour existe encore, de Céline Dion, qu'il a dédiée à René Angélil.

Particulièrement volubile, Bazinet a multiplié les interventions, répétant maintes fois combien il était heureux d'être sur les planches, de voir les spectateurs entonner ses compositions ou de les entendre huer quand il a annoncé la fin du concert. Il n'a pas manqué de remercier son coach de La voix, Marc Dupré, et a aussi confié comment il a vécu avec d'importants problèmes d'anxiété, en guise d'introduction à sa pièce Sans limites. Pour cette dernière, il s'est accompagné au piano, plutôt qu'avec sa fidèle guitare.

Bazinet, qui a troqué l'élégance pour un look urbain en deuxième partie, a par ailleurs invité sa compagne Alicia Moffet à venir le rejoindre le temps de deux duos, Surrendered et Like I'm Gonna Lose You.

Surdose d'éclectisme

Prises séparément, les interprétations de Bazinet se défendaient bien, surtout que son groupe mettait davantage de mordant dans les arrangements qu'en studio. Mais dans l'ensemble, le spectacle est apparu échevelé. À peine était-on entré dans les compositions de Bazinet qu'il nous amenait chez d'autres artistes, sur un ton soul, puis dans une succession de ballades, un segment acoustique, des duos, etc. En s'aventurant dans les terres de Bobby McFerrin, puis dans celles d'Offenbach, clin d'oeil aux Eagles compris, Bazinet devait faire le grand écart pour unir tout ça... Il aura certainement le temps de faire des ajustements pour proposer quelque chose de plus homogène.

On peut aussi lui reprocher son chant très maniéré en français, avec une prononciation pour le moins singulière... N'empêche, il parvient à toucher la cible, à témoin la pièce Jusqu'où tu m'aimes, où une bonne part de la foule, les enfants comme les grands, était venue le rejoindre au-devant de la scène pour chanter avec lui.

Bazinet sera de retour en ville au Centre d'art La Chapelle les 26 et 27 février.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer