Sauver des vies: jusqu'au bout

Sauver des vies explore avec humour et sensibilité des... (Cath Langlois Photographe)

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Sauver des vies explore avec humour et sensibilité des visions diamétralement opposées de la vie quand on la sait condamnée.

Cath Langlois Photographe

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(Québec) CRITIQUE / Avant de l'avoir vécu, difficile de savoir quel visage nous montrerons si la maladie frappe et que le verdict est sans appel. Dans Sauver des vies, sa première pièce signée en solo, Pascale Renaud-Hébert explore avec une bonne dose d'humour et beaucoup de sensibilité des visions diamétralement opposées de la vie quand on la sait condamnée.

Maude et Murielle sont toutes deux atteintes d'un cancer incurable. La première est dans la vingtaine, la deuxième compte 20 ans de plus. Mais c'est tout un monde qui les sépare dans leur manière d'affronter la maladie et la mort.

La plus jeune (Ariel Charest) ne refoule rien et vit à 100 % le bon et le mauvais. Elle ventile sa douleur et sa colère, s'offrant en revanche - beaucoup grâce aux initiatives de son éternel romantique de copain (Marc-Antoine Marceau) - la chance de goûter à l'amour et à la douceur jusqu'à la fin. À l'inverse, la plus âgée (Sophie Dion) se cache derrière son rôle de mère protectrice et taira l'évidence jusqu'au bout. En voulant épargner peine et inquiétude aux siens, elle les prive de l'opportunité de se préparer à ce qui les attend. Ces manières de vivre la maladie dicteront au final avec quel degré de sérénité ceux qui restent surmonteront le deuil...

Dans un décor réaliste transformé par des rideaux d'hôpital à mesure que la fin approche, les histoires de Maude et de Murielle se déploient d'abord en parallèle, entrecoupées de bonds dans le temps qui permettent de varier les tons... Et d'éviter une montée vers le pathos. Les intrigues jouent dans les extrêmes à leur façon : l'une naïve et fleur bleue, l'autre tissée d'un déni enterré sous les banalités. Elles se croiseront aux soins palliatifs dans une scène de défouloir autour d'une machine distributrice, dans laquelle les hommes bientôt endeuillés savoureront une petite victoire.

En faisant pivoter sa pièce autour de deux femmes fortes en gueule, l'auteure et metteure en scène Pascale Renaud-Hébert a su bâtir un texte qui coule avec naturel, surtout dans les échanges colorés entre les membres de la famille de Murielle, à laquelle Sophie Dion insuffle une imparfaite humanité.

Sauver des vies est présentée à Premier Acte jusqu'au 6 février.

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