Karim Ouellet, maestro de la rentrée

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Karim Ouellet

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(Québec) Nouvel album, nouvelle tournée, nouvelle incursion dans le monde symphonique... 2016 en sera une de nouveautés pour Karim Ouellet. Alors que s'amorce une année chargée, l'auteur-compositeur-interprète de Québec se confie sur ses projets et partage ses coups de coeur de la rentrée hivernale.

L'hiver de Karim Ouellet sera une saison de changements: trois ans après la parution de FOX, un disque qui aura à bien des égards été synonyme de percée pour le musicien de Québec, il nous arrivera en mars avec les chansons toutes neuves de 30. Un chapitre qui se termine, un autre qui commence... Et c'est de manière symphonique qu'il négociera la transition.

Dans les prochaines semaines, Karim Ouellet partagera deux fois plutôt qu'une les planches avec un grand orchestre: d'abord à Laval, puis au Grand Théâtre, le 9 février. L'Orchestre symphonique de Québec sous la direction d'Alain Trudel jettera alors un éclairage nouveau sur le répertoire de l'auteur-compositeur-interprète. Et il ne se limitera pas aux pièces déjà connues.

«Il va y avoir quatre ou cinq nouvelles chansons», laisse entendre Karim Ouellet. Du même souffle, il reconnaît qu'avoir l'occasion de partager pour la première fois ses créations épaulé par un orchestre symphonique est une chance, voire un luxe...

Ses compositions, Karim Ouellet les arrange généralement lui-même, avec la proche complicité de l'ami Claude Bégin avec qui il fait presque tout. Les pistes qui se superposent, les instruments qui se multiplient par la magie de la technologie, les boucles qui viennent changer le paysage sonore, ça le connaît. Si bien qu'il raconte ne pas avoir hésité à dire ce qu'il souhaitait pour tel ou tel titre quand Nicolas Gilbert s'est attaqué aux arrangements symphoniques.

«Des fois, il m'envoyait des maquettes de chansons. C'était très, très beau, mais ce n'était pas ce que je voulais. Au fond, ça donne plus de liberté parce qu'on a plein de choix. Mais je savais à quoi m'attendre pour le résultat», note Ouellet, qui prévoit davantage de dépaysement dans le rendu, au contact des musiciens. «Je ne veux pas faire de comparaison vulgaire, mais quand on travaille sur une chanson et qu'on a un tas d'instruments synthétiques à portée de main, on peut les utiliser dans le bon contexte pour que ça fonctionne, explique-t-il. Je peux en mettre 14 pistes de violons ou de cuivres si ça me tente. C'est un concept que je comprends déjà. La différence, c'est le feeling organique. Là, ce n'est pas 60 pistes à l'ordinateur, c'est 60 personnes...»

Un gros bateau

Karim Ouellet a vécu une première fois l'aventure symphonique l'été dernier, alors qu'il a interprété quelques-unes de ses pièces avec l'orchestre de Trois-Rivières. De quoi mettre la table pour les concerts complets de cet hiver... et permettre au chanteur et guitariste de s'ajuster à cet imposant partenaire de scène. Il évoque à ce sujet une première répétition estivale un peu déstabilisante, qui lui a permis de trouver ses repères.

«Je sentais que je n'avais vraiment pas le temps de niaiser, résume-t-il. Eux, tu leur donnes une partition et ils la jouent, la toune! Au début, je chantais comme si j'avais un band derrière moi, alors que ce n'est pas la même énergie du tout. Un band, tu peux faire un peu ce que tu veux avec. Un orchestre, c'est un bateau. Et tu ne peux pas vraiment le diriger. Avec mon groupe, si j'ai envie que le refrain soit deux fois plus long, je fais un signe à mes musiciens et ils comprennent. Avec l'orchestre, on est obligé de suivre la partition!»

Sans pression

La pression, très peu pour Karim Ouellet. Quand est venu le temps de donner suite à FOX, qui lui a valu la reconnaissance du public et de la critique, l'auteur-compositeur-interprète a refusé de se prendre la tête. Il relativise le succès, se dit très peu intéressé par les chiffres et préfère se fier à son instinct, qui ne l'a pas trop mal servi jusqu'ici.

«Je ne vends pas des albums comme Marie-Mai, mettons, lance-t-il. Le succès, c'est difficile à décrire. Est-ce que c'est d'arriver à vivre de sa musique ou c'est de vendre un million d'albums? Moi, je sais que j'ai réussi à faire beaucoup plus que ce que je m'attendais à avoir avec ça. Donc, je suis content.»

L'album 30 arrivera dans les bacs en mars. Écrite alors qu'il entrait dans la trentaine, la pièce-titre évoque de ses dires une «prise de conscience». «Mais de manière poétique, précise Karim Ouellet. Je ne me suis pas levé un matin en me grattant la tête et en me disant: "Mon Dieu, j'ai 30 ans." C'est plus une série d'observations sous la forme d'un petit poème...»

Le chanteur et guitariste passera les prochains jours en France, où il doit offrir un concert et rencontrer des représentants de sa compagnie de disques pour ouvrir la voie au lancement de son prochain album. «Le jour où il va sortir en France, je vais un peu déménager à Paris pendant quelques mois», prévoit le musicien, qui ne chômera assurément pas cette année...

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Vous voulez y aller?

Qui: Karim Ouellet et l'Orchestre symphonique de Québec

Quand:9 février à 20h

Où: Grand Théâtre

Billets: de 44,80 $ à 87,20 $

Info: grandtheatre.qc.ca

Les suggestions de Karim Ouellet pour la rentrée

Simon Kingsbury

Nouvel album, Pêcher rien, en magasin le 29 janvier

«Je l'ai découvert un peu par hasard sur Facebook, grâce à sa chanson Comédien. J'ai trouvé que musicalement, c'était super bien fait. C'est un genre de rock très sobre, urbain, un peu électronique dans la manière d'être fait: ce sont des boucles de guitare, de drums. Ce sont de belles mélodies de voix et une jolie voix en plus...»

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Dead Obies... - image 4.0

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Dead Obies

Dead Obies

Nouvel album, Gesamtkunstwerk ,en magasin le 4 mars

En spectacle le 18 mars au Cercle

«Je suis un fan et ce sont des amis. J'aime beaucoup ce qu'ils font et ils donnent un maudit bon show

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Milk & Bone... (Photothèque Le Soleil) - image 5.0

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Milk & Bone

Photothèque Le Soleil

Milk & Bone

En spectacle le 22 avril au Cercle

«Ce sont des filles [Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne] avec qui j'ai eu l'occasion de travailler. Elles ont été choristes pour moi dans mon show. Laurence et moi, on se connaît depuis des années et on s'aime beaucoup. C'est une de mes voix préférées dans la vie. Elles donnent un spectacle très sobre, très intime, qui vaut vraiment la peine d'être vu. Et leurs deux voix ensemble, ça fonctionne vraiment bien.»

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Patrick Watson... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 6.0

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Patrick Watson

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Patrick Watson

En spectacle à L'Impérial les 4 et 5 mars

«Je pense que je ne vais surprendre personne avec cette suggestion! Depuis que je l'ai découvert, je capote, je le trouve tellement bon. Je trouve qu'il recommence toujours un peu la même affaire, mais je suis content qu'il n'aille pas dans des directions super différentes parce que j'adore sa musique. J'ai beaucoup aimé le dernier album. Ça m'a pris un peu plus de temps que d'habitude à embarquer dedans, mais à un moment donné, c'est parti.»

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Jean Leloup... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 7.0

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Jean Leloup

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Jean Leloup

Avec son groupe au Capitole les 17, 28 et 29 janvier (complet)

En solo au Grand Théâtre le 27 mai

«Jean Leloup, c'est un artiste que j'aime beaucoup. Il faut le voir en show! Ça peut presque devenir un mélange de musique et d'humour... Il y a un côté imprévisible que j'aime dans ses spectacles. Tu arrives en te disant: "Est-ce qu'il va se passer quelque chose de capoté?" C'est ce que j'aime de son show, les surprises. Et c'est quelqu'un que j'aime voir interagir avec le monde.»

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Louis-Jean Cormier... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 8.0

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Louis-Jean Cormier

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Louis-Jean Cormier et l'Orchestre symphonique de Québec

Symphonie hivernale au Centre Vidéotron le 28 janvier

«Louis-Jean Cormier, c'est un gars que j'aime beaucoup. Il est très bon et très gentil aussi. Je ne l'ai jamais vu avec un orchestre, mais j'imagine ce que ça peut être. Il est assez obsessif sur tous les détails, alors je suis certain que ça va être extraordinaire.»

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Boogat

Photothèque Le Soleil

Boogat

En spectacle le 19 février au Cercle

«Lui et moi, on était dans le même groupe, Movèzerbe, il y a des années. Il est déménagé au Mexique et il ne revient pas très souvent. Je me souviens l'avoir vu pour la première fois à Québec dans un bar qui n'existe plus, au Kashmir sur la rue Saint-Jean. Je m'étais dit: "Mon Dieu, c'est quoi ça? C'est bien bon!" On est devenus amis et on a fait beaucoup de musique ensemble. J'aime sa musique, et c'est l'un de mes meilleurs chums.»

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