Angélil a réalisé un coup de maître à Québec

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Céline Dion et René Angélil en avril 1990, l'année du lancement de l'album Unison

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(Québec) C'est à Québec que René Angélil a réalisé l'un de ses coups de maître. Profitant d'une réunion des bonzes de la maison de disques Sony, l'impresario a propulsé sa protégée sur la scène internationale.

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René Angélil et Céline Dion en 1993, lors de la sortie de l'album en anglais The Colour of My Love

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Nous sommes en 1990. Céline Dion vient de lancer Unison, son premier album anglophone. Si l'enregistrement abrite de grands succès, dont le fameux Where Does My Heart Beat Now, l'envol de la chanteuse n'est pas encore complet, aux yeux de son gérant. Certes, depuis ses débuts, la jeune artiste qui a déjà 15 albums en poche a énormément progressé, passant de l'étiquette d'Angélil à Sony Québec (CBS à l'époque), puis à Sony Canada. Mais il restait encore toute la planète à conquérir. Dans une entrevue accordée à la collègue Francine Julien en 1993, René Angélil raconte.

«Le point marquant dans la carrière de Céline aux États-Unis, c'est ici à Québec qu'il s'est produit. Son premier disque en anglais vient de sortir, et j'apprends que la convention internationale annuelle de Sony doit se tenir à Québec. Mais il ne devait pas y avoir, au cours de cette convention, de présentations de shows. Mais j'ai tellement insisté...»

De l'équipement de sonorisation est loué, et Céline Dion se retrouve à chanter à 10h du matin, dans un hôtel, devant les huiles de la multinationale. Angélil remporte son pari : le signal est donné pour que la chanteuse poursuive son ascension au sommet, sur la scène mondiale. Résultat? Un contrat de plus de 10 millions $ est signé en décembre 1991, la plus importante somme jamais obtenue jusqu'alors par un artiste canadien avec Sony international.

«On est chanceux d'avoir la machine de Sony», constatait René Angélil, en 1993. «Mais il ne suffit pas de faire un hit pour faire carrière aux États-Unis. Il faut le back-up.» Et l'ancien des Baronets donnait en exemple comment, après un passage de la chanteuse au talk-show d'Arsenio Hall - l'équivalent d'un Jimmy Fallon, à l'époque -, la compagnie diffusait partout dans le monde des bandes permettant de constater sa performance. Aujourd'hui, c'est par l'intermédiaire des médias sociaux qu'un tel boulot est accompli...

En dépit de son association avec Sony, René Angélil s'est toujours assuré de garder le contrôle sur le contenu que présentait celle qui est devenue sa femme. Il s'est également assuré qu'elle soit impliquée dans le processus décisionnel.

«J'ai gardé le contrôle complet sur le choix de ses chansons. J'ai l'avant-dernier mot. Le dernier mot, c'est elle qui l'a.»

Liens de confiance

Tout au long de sa carrière, Angélil a su entretenir des liens de confiance avec ses collaborateurs du milieu, qu'ils soient compositeurs, musiciens ou hommes d'affaires. Encore aujourd'hui, c'est au sein de l'équipe Sony que demeure Céline Dion. Pas étonnant que Shane Carter, président de Sony Music Entertainment Canada, se soit rallié aux maintes personnalités qui ont pleuré la disparition de l'homme de musique qu'était René Angélil.

«Nous sommes profondément attristés par le départ de René Angélil. Il était un visionnaire et une icône de l'industrie de la musique. Ce fut un honneur de travailler à ses côtés.»

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