Les Cowboys Fringants: les maîtres de la fête

Même avec une vingtaine d'années de musique dans... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Même avec une vingtaine d'années de musique dans le corps, les Cowboys Fringants ont pris de l'âge et de l'expérience, mais ne se sont pas guéris de leur belle folie.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) CRITIQUE / Neuf albums et une vingtaine d'années de musique dans le corps. Les Cowboys Fringants ont pris de l'âge et de l'expérience, mais ne se sont pas guéris de leur belle folie. Devant une foule qui s'attendait à faire la fête, samedi soir, ils ont prouvé qu'ils sont toujours maîtres en la matière.

La salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre affichait complet pour le retour des Cowboys dans la capitale. Une foule multigénérationelle ultraréceptive et bien déterminée à ce que le party lève... Comme d'habitude! «Ça fait au-dessus de 25 fois qu'on vient jouer au Grand Théâtre et, chaque fois, ce sont des soirées mémorables», a d'ailleurs souligné le chanteur Karl Tremblay.

Le groupe pourra ajouter la date de samedi à son palmarès. Sa recette savamment dosée de chansons engagées, de portraits imagés et d'hymnes festifs fait toujours mouche. Et l'effet est instantané. Le public des Cowboys n'est pas de ceux qui demandent à être conquis : avant même que les musiciens n'entonnent Bye Bye Lou en tout début de prestation, tout le monde était déjà debout, les cordes vocales bien réchauffées. Le niveau d'énergie n'a jamais faibli et même les titres du récent Octobre, paru cet automne, ont été repris en choeur avec vigueur.

À ce troisième spectacle de leur nouvelle tournée, les Cowboys ont créé un efficace crescendo. Déjà bien fougueuse en début de soirée, la formation a de plus en plus lâché son fou - et sorti ses accessoires «mode»! - à mesure que le spectacle avançait. Elle a alterné avec aisance entre les plus vieilles chansons (l'incontournable En berne, l'endiablé Joyeux Calvaire, L'hiver approche, réclamée par une fan) et les toutes neuves (une dizaine auront été servies), entre les plus délurées (La dévisse), les plus sombres (Plus rien) et les plus rassembleuses (Tant qu'il y aura de l'amour, Les étoiles filantes, sous l'éclairage des cellulaires).

Aucune frontière

Fidèle à lui-même, le groupe a de surcroît su abolir la frontière entre la salle et la scène. Le temps d'une séance dansante dirigée par un Jérôme Dupras arborant fièrement une fausse coupe Longueuil, par exemple. Ou en conviant une fan de la capitale - les Cowboys le feront dans chaque ville de leur tournée - pour reprendre en duo avec Karl Tremblay la dégourdie Marine marchande, qui peut compter sur la voix de Frannie Holder sur disque. Heureusement pour tout le monde, notre chanteuse d'un soir n'a pas eu à rougir de sa performance samedi!

Les Cowboys Fringants seront de retour au Grand Théâtre le 4 mars.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer