L'heure des révélations aux Contes à passer le temps

Trois des cinq auteurs des Contes à passer... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Trois des cinq auteurs des Contes à passer le temps, Jean-Michel Girouard, Maxime Robin et Valérie Boutin

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Après quatre ans de contes urbains ayant pour décor les différents quartiers centraux de Québec, Les contes à passer le temps explorent de nouveaux horizons, débordant de la ville pour visiter des territoires exotiques comme Val-Bélair, Charlesbourg et Lévis.

La compagnie La Vierge Folle s'est permis cette fantaisie pour le cinquième anniversaire de son rendez-vous de décembre, devenu une tradition pour bien des spectateurs. Beaupré et Saint-Sacrement complètent la liste des destinations, tout aussi «marginales» que les personnages qui nous seront dépeints.

La prémisse reste la même : cinq auteurs sont invités à écrire des contes inspirés d'un lieu donné, où le temps joue un rôle primordial et où il y a un certain lien avec Noël. Un conte folklorique revisité et actualisé, écrit cette année par Sophie Grenier-Héroux et Maxime Robin, qui ont initié Les contes... avec Noémie O'Farrell, ouvre et ferme le spectacle. Après la Chasse-galerie et la Corriveau, c'est cette fois la légende du géant Beaupré qui a servi d'inspiration.

Véronique Aubut, doyenne de la distribution, ouvrira le spectacle. «L'aïeule commence parce que pour moi, le conte, c'est une tradition orale où les plus vieux racontent aux jeunes des histoires que ceux-ci raconteront à leur tour lorsqu'ils seront vieux. C'est une roue sans fin», explique Maxime Robin.

La comédienne jouera une journaliste qui raconte la vie du géant Beaupré, sa mort et l'exposition de sa dépouille taxidermisée au Musée Éden, à Montréal. Le fameux personnage semble avoir connu autant de tribulations de son vivant qu'après son décès, ce qui a contribué, au-delà de sa taille, à en faire une légende. «Qu'il ait été un géant, finalement, ne nous intéresse pas tant que ça, c'est plutôt les gens qui ont traversé sa vie et sa mort qui nous ont inspirés», indique l'auteur et acteur.

«Trouver le temps de s'arrêter»

Nous sommes installés devant un feu de foyer en compagnie de Jean-Michel Girouard et Valérie Boutin, qui écrivent et livrent tous deux des contes cette année. Au fil de la conversation, ils en apprennent autant que nous sur ce que préparent leurs condisciples. «L'idée pour nous, ce n'est pas qu'il y ait des liens entre les histoires, mais qu'elles soient le plus variées possible», explique Maxime Robin. On remarque toutefois une constante : les références religieuses, église, Nativité, crèche... «Ça parle beaucoup du fait que la vie, c'est sacré, et qu'il faut trouver le temps de s'arrêter, surtout dans le temps des Fêtes», note-t-il. 

Comme par les années passées, Les contes... ont aussi un volet gastronomique, qui sera sous la tutelle de La folle fourchette et des mamans des comédiens.

Cri d'alarme pour Ès Trad

Comme l'écrivait Normand Provencher dans Le Soleil à la fin octobre, la survie d'Ès Trad ne tient qu'à un fil à la suite de la décision du gouvernement Couillard de revoir son financement. L'organisme voué au patrimoine vivant émet des contrats de location pour les voûtes de la Maison historique Chevalier, où Les contes à passer le temps sont présentés depuis 2011. «On est passés à un cheveu de ne pas faire Les contes... à la Maison Chevalier. Ils ne peuvent tout simplement plus se permettre de faire si peu d'argent en louant la salle», indique Maxime Robin. 

L'organisme a dû hausser ses tarifs. «Cette année, la Ville [de Québec] a accepté de payer ce montant-là [le surplus]. Sinon, ça voulait dire qu'on devait aller ailleurs», ajoute-t-il. Puisque l'idée de départ des Contes est d'installer une tradition, comme celle des Contes urbains présentés à La Licorne à Montréal, mais avec une saveur folklorique et traditionnelle en phase avec Québec, la situation précaire d'Ès Trad l'inquiète au-delà des questions financières. «Québec, c'est le berceau de l'Amérique française. Il faut qu'il y ait un organisme qui gère les manifestations contemporaines de folklore. C'est essentiel!» plaide-t-il. 

Par ailleurs, la Ville de Québec vient d'annoncer que le programme Première Ovation aura un volet Patrimoine, confié à Action patrimoine, qui s'intéresse surtout au patrimoine bâti (artchitecture, design urbain). Des projets touchant toutes les disciplines permettant la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine sont toutefois admissibles aux bourses destinées à la relève (20 000$ pour un aménagement temporaire, 7000$ pour une diffusion et deux bourses d'écriture de 500$).

=> Vous voulez y aller?

  • Quoi: Les contes à passer le temps
  • Qui: La Vierge Folle
  • Où:  Maison historique Chevalier
  • Quand: du 11 au 20 décembre, à 15h ou à 20h selon les jours
  • Billets: 27 $ (21 $ pour les 30 ans et moins)
  • Info: 418 694-9656 ou www.premieracte.ca

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