Bagne - recréation: puissance humaine

Bagne montre deux hommes emprisonnés. Entourés d'une immense... (Rolline Laporte)

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Bagne montre deux hommes emprisonnés. Entourés d'une immense structure de métal qui fait office de décor, ils y grimpent, la surplombent, s'y lancent violemment, s'y appuient.

Rolline Laporte

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(Québec) Plus de 20 ans après sa première création, Bagne résonne toujours aussi fort dans nos coeurs. Cette relecture nous démontre à quel point l'oeuvre est contemporaine.

Quel endroit plus approprié qu'une prison pour montrer l'être humain à son meilleur et à son pire. C'est là la force de Bagne, conçue, mise en scène et chorégraphiée en 1993 par Pierre-Paul Savoie et Jeff Hall et revisitée par les mêmes créateurs aujourd'hui.

Bagne montre deux hommes emprisonnés. Entourés par une immense structure de métal qui fait office de décor, ils y grimpent, la surplombent, s'y lancent violemment, s'y appuient. Les parties amovibles se cognent entre elles avec fracas, exacerbant la violence du propos. Toute la pièce repose sur cette scénographie efficace, signée Bernard Lagacé, qui donne lieu à des images intenses. La production a d'ailleurs déjà remporté le prix Bessie-Award pour la scénographie.

Entre puissance et fragilité, les deux hommes s'affrontent, se confrontent, se soutiennent. Aucune parole n'est nécessaire pour comprendre leur détresse, leurs pointes d'espoir et la folie qui naît tranquillement en eux. Parce que n'importe qui deviendrait dingue enfermé dans une telle cage.

Les interprètes Lael Stellick et Milan Panet-Gigon ont été choisis judicieusement. Le premier a certainement la tête de l'emploi avec sa grande stature et son crâne rasé. Le second, plus petit, symbolise bien la fragilité, dont on voit l'illustration ultime vers la fin de l'oeuvre. Bagne exige athlétisme, agressivité, force physique, douceur et les deux danseurs peuvent se targuer de faire un travail exceptionnel.

Toujours d'actualité

Il est beau de voir évoluer la relation entre ces deux hommes, qui ne se font pas confiance au départ, mais qui en viennent à se comprendre. La dernière scène de l'oeuvre est saisissante. Elle nous fait malheureusement réaliser pourquoi Bagne est encore d'actualité.

Pierre-Paul Savoie a décidé de revisiter cette pièce - qui avait aussi eu sa version féminine il y a 15 ans - à l'occasion du 25e anniversaire de sa compagnie PPS Danse. Présent dans la salle hier soir, il a dit avoir voulu mettre en valeur le patrimoine de la danse, soit la chorégraphie et le décor. Bagne avait à l'origine été présentée plus de 100 fois jusqu'en 2001. Cette recréation pourrait lui donner un long deuxième souffle.

Le spectacle est présenté de nouveau mercredi soir, 20h, à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre.

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