Le coeur en hiver aux Gros Becs: la reine des neiges revisité

Les marionnettistes de Le coeur en hiver ont... (Michel Pinault)

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Les marionnettistes de Le coeur en hiver ont plusieurs emplois. Ils alternent entre narration, incarnation de personnages et manipulation des marionnettes.

Michel Pinault

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(Québec) CRITIQUE / Le théâtre jeunesse Les Gros Becs propose une magnifique pièce de marionnettes pour le temps des Fêtes. Mais oubliez la féérie, les paillettes et le clinquant, car l'oeuvre pour les cinq ans et plus fait avant tout appel à l'intelligence et à la sensibilité des enfants.

Cette 26e création du Théâtre de l'OEil de Montréal est l'adaptation libre du conte La reine des neiges écrit par Hans Christian Andersen en 1844. Ne vous inquiétez pas, vous n'entendrez pas la chanson Libérée, délivrée du film La reine des neiges, car l'histoire n'a absolument rien à voir avec celle portée à l'écran par les studios Disney.

Le coeur en hiver met en scène deux enfants pauvres, Kay et Gerda, qui trouvent plaisir dans les petites choses de la vie. Mais après sa rencontre avec la reine des neiges, le petit Kay perd l'espoir de vivre et sa capacité à s'émerveiller. Il suit la reine des neiges dans son royaume où, le coeur gelé, il ne ressent plus aucune joie ni peine.

Son amie Gerda part à sa recherche. Malgré les obstacles qui se dressent sur son passage, elle poursuit sa route, déterminée à revenir chez elle avec son ami Kay.

OEuvre actualisée

L'auteur Étienne Lepage a gardé de l'histoire originale l'affection entre les personnages principaux, les péripéties et le décor hivernal. Il a toutefois actualisé l'oeuvre en la dépouillant de sa morale. D'ailleurs, le dernier tableau n'a rien de la fin heureuse habituelle et met en relief que peu importe à quel point on veut aider les autres, on ne choisit pas leur destin. Lepage n'a pas eu peur d'évoquer des sujets difficiles comme la mort. Son texte est simple et dit les choses sans nécessairement les expliquer pour laisser à chacun sa propre interprétation.

La mise en scène de Catherine Vidal est ingénieuse. On aime l'idée du plateau tournant qui nous transporte d'un univers à l'autre, que ce soit dans l'appartement de Gerda, dans la rivière qui vole les chaussures de la petite fille, chez la vieille Inuite qui lui confisque ses vêtements ou au palais de la Reine des neiges. Les changements de décor sont dynamiques et ajoutent à l'action de la pièce.

Les marionnettistes ont plusieurs emplois. Ils alternent entre narration, incarnation de personnages et manipulation des marionnettes. Ces dernières sont conçues de façon réaliste par Richard Lacroix et celles de Gerda et de Kay ressemblent même physiquement aux comédiens qui les font bouger. Comme adulte, on se laisse prendre au jeu des marionnettes, allant jusqu'à oublier qu'un humain est toujours derrière elles. On s'attache rapidement à cette Gerda à la chevelure blonde et bouclée qui fait preuve d'une grande détermination, et à Kay, un petit garçon très sensible.

La fin du récit, dont on apprécie le réalisme, nous a cependant paru un peu abrupte. Peut-être parce qu'on aurait pris davantage du Coeur en hiver.

***

Vous voulez y aller?

Quoi : Le coeur en hiver

Qui : Théâtre de l'OEil

Où : Les Gros Becs

Quand : jusqu'au 27 décembre

Billets : 19,25 $

Info : 418 522-7880

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