Festin de cordes aux Violons du Roy

Les Violons du Roy ont été confiés jeudi... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Les Violons du Roy ont été confiés jeudi à la violoniste française Stéphanie-Marie Degand.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) CRITIQUE / Le public a eu une pensée pour Bernard Labadie, jeudi soir, au début du concert des Violons du Roy.

À St. Louis, après la grave maladie qui l'a tenu éloigné pendant 18 mois, le chef fondateur de l'orchestre s'apprêtait au même moment à diriger son tout premier concert depuis son rétablissement. L'auditoire a applaudi spontanément en entendant cette bonne nouvelle annoncée par la directrice générale Astrid Chouinard.

À Québec, les Violons du Roy, eux, étaient confiés à la violoniste française Stéphanie-Marie Degand. Sous sa direction, la chimie a opéré. On a eu droit à une fête du violon, à un irrésistible tourbillon d'archets. Pas de place pour le compromis. Les membres de l'orchestre ont joué avec conviction, se rendant en toutes circonstances au bout de l'élan musical. 

Dès le concerto de Vivaldi donné en ouverture de programme, on a pu noter la profondeur des affinités partagées par Stéphanie-Marie Degand et Pascale Giguère. Pétillantes d'énergie, les deux solistes se sont illustrées à tour de rôle avec la même intensité et le même souffle, prenant en charge à tour de rôle, voire en même temps, la conduite de l'orchestre. Ce fut à la fois spectaculaire et passionnant.

Dans l'exécution du Concerto grosso de Locatelli, la soliste invitée a ensuite su faire monter une tension dramatique très palpable en se faisant l'interprète de la peine d'Arianne. Il fallait entendre ce violon qui, tout en restant spirituellement marié à l'orchestre, parvenait à chanter avec la plus belle expression qui soit. Les harmonies particulièrement originales de l'«Andante» ont été réalisées avec fluidité et intelligence par l'ensemble.

Le concerto de Bach pour trois violons ne manquait pas de tonus. Pascal Gagnon et Noëlla Bouchard se sont joués habilement des difficultés.

En deuxième partie, dans son ornementation du concerto de Leclair, Stéphanie-Marie Degand a affiché la fantaisie d'un merle particulièrement doué. L'orchestre, lui, maîtrisait parfaitement la situation en offrant un accompagnement souple qui semblait moulé sur mesure pour la soliste. 

Le programme s'est conclu sur une symphonie de Dauvergne pleine d'élégance, de relief et de panache. Encore une fois, le jeu d'ensemble s'est révélé solide, consistant et tissé serré.

LES VIOLONS DU ROY.

Direction: Stéphanie-Marie Degand, chef et violoniste. A. Vivaldi : Concerto pour deux violons en la mineur, op. 3 n° 8. P. Locatelli : Concerto grosso en mi bémol majeur, op. 7 n° 6 "Il pianto d'Arianna". J.S. Bach : Concerto pour trois violons en ré majeur (d'après BWV 1064). J.-M. Leclair : Concerto pour violon, op. 10 n° 3. A. Dauvergne : Concert de symphonies en la majeur, op. 4 n° 2. Jeudi soir à la salle Raoul-Jobin.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer