Aller simple pour l'inattendu avec Joseph Arthur

Sa Les Paul noire en bandoulière, Joseph Arthur... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Sa Les Paul noire en bandoulière, Joseph Arthur était en pleine possession de ses moyens, sa voix profonde et assurée faisant résonner les vieilles pierres du Théâtre Petit Champlain.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) CRITIQUE / Une performance solo de Joseph Arthur, c'est un aller simple pour l'inattendu. L'Américain, qui aime oeuvrer sans filet, a invariablement le don de se réinventer et de composer avec l'imprévu. On a pu le constater une fois de plus mercredi, au Petit Champlain.

Arthur est immédiatement entré dans le vif du sujet avec Still Life Honey Rose. Sa Les Paul noire en bandoulière, il était en pleine possession de ses moyens, sa voix profonde et assurée faisant résonner les vieilles pierres de la salle. Au beau milieu de la chanson, il a activé ses pédales de boucles sonores, question de créer une rythmique et de s'offrir un solo à renfort de wah wah. Alors qu'il arrivait en fin de parcours, la foule au creux de sa main, sa pédale lui a fait défaut et soudainement toute l'orchestration qu'il avait bâtie s'était envolée... «Dommage, ça allait pourtant bien», s'est-il exclamé avant de rigoler que les dieux le punissaient pour avoir fait un solo trop long!

Il a redémarré la machine et bien que cela lui a pris un certain temps pour pleinement retrouver son élan, il ne l'a pas moins retrouvé. En triturant ses diverses pédales à effets, les potentiomètres de sa guitare ou de son ampli, Arthur se faisait sculpteur sonore. Il s'est ainsi plu à voyager à travers son répertoire des titres plus récents à d'autres, incontournables. Avec une constante, toutefois : il remaniait les compositions au gré de ses humeurs. Car Arthur est un créateur jamais au repos, qui varie ses mélodies, ajoute des lignes de texte ou encore réinvente ses arrangements. On aura ainsi eu une magnifique Out on a Limb, une énergique Temporary People où il assurait la rythmique avec ses pieds, une solide Travel As Equals ou encore la très appréciée Black Lexus.

Comme Arthur est aussi artiste visuel, il avait à ses côtés quatre tableaux qu'il avait réalisés. Il en a ajouté un cinquième, peignant en direct tout en chantant.

Joseph Arthur n'est pas toujours jasant sur scène, or, hier, il s'est plu à converser avec le public. Il faut dire que quelques petits pépins techniques l'ont mené à interagir avec ses fans et à les faire rigoler. Il a entre autres raconté ses mésaventures aux douanes. Ces moments plus détendus n'ont nullement miné l'intensité de ses interprétations, comme on a pu le constater durant le généreux rappel. La vibrante A Smile That Explodes, l'attendue Saint of Impossible Causes ou encore la ballade Electrical Storm, où il usait de son aérienne voix de fausset ont été autant de réussites. Une soirée qui a pris plus d'un tournant inattendu, mais d'où on est ressorti ravi.

Kensico

La chanteuse Kensico s'est chargée de chauffer les planches. La Montréalaise d'adoption était accompagnée d'un guitariste que l'on connaît bien : son conjoint Daran. Elle a offert quelques pièces de son répertoire dans une formule acoustique, mettant de l'avant son chant souvent grave, agrémenté d'un occasionnel xylophone. Avec une orchestration minimale, le duo a su remplir aisément l'espace et séduire la foule.

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