James Ehnes à l'OSQ: un enchantement

James Ehnes, c'est toute l'élégance et la délicatesse... (Le Soleil, Yan Doublet)

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James Ehnes, c'est toute l'élégance et la délicatesse de la voix humaine transposées au violon.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / C'est clair. Tout le monde aime James Ehnes. Vraiment, le soliste invité de l'Orchestre symphonique de Québec a fait l'unanimité auprès de l'auditoire, mercredi soir, à la salle Raoul-Jobin. Les bravos qui ont salué sa prestation étaient sans équivoque. Le violoniste a rencontré son public. Il est vraiment venu le chercher.

On aurait pu quitter le concert, comblé, immédiatement après l'interprétation du concerto de Mendelssohn. 

C'est que James Ehnes ne fait pas que jouer du violon. James Ehnes, c'est toute l'élégance et la délicatesse de la voix humaine transposées au violon. Il communique la beauté comme une évidence, comme un idéal auquel on a tout à coup accès, ici même, en cet instant. C'est un sentiment que, tous, nous pouvons partager avec lui et qui, pour cette raison, tient un peu du miracle.

Certains passages, comme dans l'Allegro final, marqués par un jeu lumineux, débridé et brillant, sont une célébration de la vie et de la liberté.

La communication avec le chef Fabien Gabel et l'orchestre était fort belle, elle aussi. C'était un vrai dialogue. Tous ces musiciens vivaient ensemble la même aventure musicale.

En rappel, James Ehnes a offert le dernier mouvement de la Sonate no 1 pour violon seul de J.S. Bach. Ce morceau, il l'a exécuté avec un sens du rythme incroyablement fluide. C'était libre comme l'eau vive. 

En ouverture de programme, on a eu droit à un moment de musique fort agréable et hors du commun avec la présentation de m'M, une oeuvre du Français Philippe Leroux dont la création remonte à seulement une dizaine d'années.

En venant présenter sa pièce, le compositeur nous a bien avertis. «Vous allez entendre des sonorités surprenantes», a-t-il annoncé. Et comment! Colorée, mystérieuse, étonnante, l'oeuvre se déploie comme un être vivant dans une grande diversité de sonorités inouïes. 

Leroux s'amuse à traiter le son non pas comme un langage avec des codes qui lui sont propres, mais comme une matière qu'il sculpte, étire ou fracasse à sa guise et avec une originalité tout à fait remarquable. Il a une idée du mouvement qui est très libre et certainement innovante.

C'est très concret comme expérience, je vous l'assure. L'OSQ et son chef ont d'ailleurs offert une exécution solide et réellement convaincante de l'oeuvre. Il fallait entendre ce mélange d'aigus de flûte, de harpe et de piano qui venait vous chatouiller agréablement les oreilles. Parfois, on aurait dit de la pluie, mais en plus magique.

La deuxième partie du concert a commencé avec le Concerto en mi bémol dit Dumbarton Oaks d'Igor Stravinski. J'ai beau être un fan de ce compositeur, cette oeuvre, que j'entendais pour la première fois, m'a laissé plutôt indifférent. L'exécution offerte par une quinzaine de musiciens de l'OSQ était toutefois remplie de vigueur et de fermeté.

Le concert a été si long qu'il m'a été impossible d'entendre plus que les premières notes de la symphonie de Haydn.

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC.

Direction : Fabien Gabel, chef d'orchestre. Soliste : James Ehnes, violoniste.

Philippe Leroux : m'M, concerto grosso pour orchestre symphonique. Mendelssohn : Concerto pour violon no 2 en mi mineur, op. 64. Stravinski : Concerto en mi bémol majeur Dumbarton Oaks. Haydn: Symphonie no 99 en mi bémol majeur. Mercredi soir à la salle Raoul-Jobin.

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