L'épopée rock de Marianas Trench

Les Marianas Trench ont cherché l'authenticité dans les... (Ivan Otis)

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Les Marianas Trench ont cherché l'authenticité dans les sonorités. «On a essayé de travailler seulement avec des sons et des outils qui existaient dans les années 80», dit le batteur Ian Casselman.

Ivan Otis

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(Québec) Comme bien des cinéphiles de leur génération, les membres du groupe Marianas Trench ont dans leur jeune temps frémi devant les vilains frères Fratelli et convoité le trésor du pirate Willy le Borgne avec Mickey, Choco et leurs copains... Bref, ils ont craqué pour Les Goonies.

Trente ans après la sortie du film culte, ils lui rendent hommage avec Astoria, un album à la fois cinématographique et très personnel qu'ils présenteront sur la scène du Capitole le 30 novembre.

Un emballage visuel orné de crânes, d'écus d'or et d'une carte au trésor, de la musique pop-rock qui ne ménage pas ses effets, créée comme la bande sonore d'un film d'aventure. L'entreprise était certes teintée de nostalgie : «Qu'est-ce que tu veux, on vieillit!» lance au bout du fil le batteur Ian Casselman, dans la jeune trentaine. Mais le projet était aussi trempé dans une idée de transition, d'une maturité acquise dans l'aventure ou les obstacles à surmonter. «Il y avait tous ces films dans les années 80 qui parlaient de la sortie de l'enfance ou du passage à l'âge adulte, ajoute-t-il. E.T. en était un, Retour vers le futur aussi. Ce sont des films où les personnages grandissent. Mais Les Goonies était vraiment notre préféré.»

Des épreuves, le chanteur et principal parolier de Marianas Trench, Josh Ramsay, en a justement affronté quelques-unes avant de s'attaquer à la création de ce quatrième album. Le jeune homme a parlé avec transparence de son sentiment d'être au sommet - un succès sans équivoque au Canada anglais, un contrat de disques aux États-Unis, une nomination aux Grammy pour la bombe pop Call Me Maybe de Carly Rae Jepson, qu'il a cosignée - et de la chute brutale qui a suivi. Il a vu l'état de santé de sa mère, diagnostiquée d'une forme de démence, se détériorer et son couple s'effriter. Des soucis personnels doublés d'une pression professionnelle qui l'ont mené à l'hôpital au début de l'année. C'est un peu tout ça qu'il exorcise dans les chansons d'Astoria, qui vont de l'épuré au quasi épique. 

«Josh s'est mis en danger en écrivant avec autant d'honnêteté et de candeur, estime Ian Casselman. Les paroles sont émotives et très vraies. Il n'a rien voulu cacher. C'est comme s'il laissait le monde lire son journal intime.»

Quant au groupe formé à Vancouver il y a une quinzaine d'années, il est ressorti plus soudé de ce passage mouvementé, enregistrant une bonne partie de l'album dans l'appartement de l'ami Josh. «On est certainement plus proche les uns des autres maintenant qu'on ne l'a jamais été, note le batteur. Quand quelqu'un traverse des épreuves comme ça, tout ce qu'on peut faire, c'est être présent et le laisser vivre ce qu'il a à vivre. On vit beaucoup de pression de plusieurs directions, mais en ce qui concerne le groupe, on a voulu qu'il prenne tout le temps dont il avait besoin. Ce n'est pas facile, mais tout ce que tu peux faire, c'est d'être là et d'essayer d'être le meilleur être humain possible.»

Voyage dans le temps

Avec leur nouvel album, les musiciens de Marianas Trench se sont en quelque sorte offert un voyage dans le temps vers les années 80. Avec un minimum de triche (difficile de se passer d'ordinateurs de nos jours...), ils ont cherché l'authenticité dans les sonorités. «On a essayé de travailler seulement avec des sons et des outils qui existaient dans les années 80. On s'est acheté des instruments. Je me suis trouvé une batterie vintage qui vient de la fin des années 60. Les gars ont utilisé de vieilles guitares et tous les amplis qui nous ont servi avaient de l'âge. On voulait vraiment s'assurer de recréer ce son, de lui rendre hommage. C'est le fun de se lancer des défis comme ça», décrit le batteur Ian Casselman, ajoutant avoir enregistré son instrument à l'ancienne, sur bandes, pour quelques chansons. 

«C'était génial! C'est difficile à expliquer, mais ça fait sonner la batterie davantage. Les sons sont plus ronds...» laisse-t-il entendre. 

Ces jours-ci, Marianas Trench poursuit son travail de terrain aux États-Unis et au Québec, où une série de concerts dans des salles plus ou moins intimes est en cours. Mais le groupe voit grand pour sa prochaine tournée, où il arpentera les planches d'arénas au Canada anglais. «Il y a du potentiel. On peut faire une tonne de choses avec ce disque», se réjouit Ian Casselman.

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Marianas Trench (Andee en première partie)
  • Quand : 30 novembre à 20h
  • Où : Capitole
  • Billets : entre 34 $ et 39 $ (forfait «Meet & Greet» à 122 $)
  • Info : 418 694-4444 ou www.lecapitole.com

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