Mémorable King Crimson!

King Crimson refusait que les médias prennent des... (Fournie par King Crimson)

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King Crimson refusait que les médias prennent des clichés, vendredi. Le groupe nous a cependant fourni une photo qui illustre très exactement à quoi ressemblait le concert auquel nous avons eu droit.

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(Québec) CRITIQUE / Jamais, ces quatre dernières décennies, King Crimson ne s'était vraiment permis de fouiller dans le riche répertoire qu'il a façonné entre 1969 et 1974. Jamais jusqu'à la présente tournée. Est-ce cette longue période d'abstinence ou est-ce la nouvelle configuration du groupe qui permet à Robert Fripp et ses complices d'atteindre de nouveaux sommets? Toujours est-il qu'on a eu droit à un concert mémorable en tous points, vendredi, au Palais Montcalm.

Les sept musiciens ont fait leur entrée sur les planches de la salle Raoul-Jobin arborant presque tous veston et cravate. Les trois batteurs à l'avant, les autres à l'arrière, dont le leader, le guitariste Robert Fripp, assis sur son fidèle banc, à l'extrême droite, des écouteurs sur les oreilles.

On avait eu beau avoir des échos positifs de la formule à trois batteurs, reste qu'on demandait à être convaincu que ce ne serait pas le chaos. À vrai dire, c'était le plus souvent renversant. Dès que Pat Mastelotto, Bill Rieflin et Gavin Harrison ont manié les baguettes dans une Larks' Tongues In Aspic I hautement contrastée, on a compris que les trois hommes ne faisaient qu'un. La sonorisation, impeccable, nous a par ailleurs permis d'apprécier chacune des nuances de leur jeu.

Outre cette formule spectaculaire, c'est cette huitième mouture de King Crimson qui nous a conquis, ainsi que le choix des pièces. Jakko Jakszyk a une voix magnifique et rend le matériel de manière sensible. Cette sensibilité, on la retrouve aussi dans l'apport mélodique des saxophones et des flûtes de Mel Collins. Ces deux musiciens ont apporté une chaleur qui manquait quelque peu aux Crimson des dernières décennies.

Coups de coeurs

Chaque pièce mériterait qu'on s'y attarde, tant leur livraison était juste et précise, mais allons-y pour les coups de coeur : The Letters a mis de l'avant la délicatesse du chant Jakszyk, ainsi que la fureur dont le groupe est capable. Sailor's Tale, où il faisait bon de voir Fripp à l'oeuvre loin des riffs en boucle, était tout simplement renversante. Il faut aussi souligner Easy Money, avec sa portion improvisée et, surtout, le point culminant : Starless, qui a sans mal soulevé la foule, qui avait rempli les lieux à craquer.

Si les compositions du passé étaient majoritaires au programme, jamais on n'a eu l'impression que King Crimson faisait dans la nostalgie. Les interprétations étaient profondément vivantes et actuelles. Et puis, à travers, s'inséraient des titres plus récents comme la pertinente Level 5 ou la toute nouvelle Meltdown. À mettre dans le haut, sur la liste des spectacles de l'année.

Le groupe remonte sur scène ce soir, toujours au Palais Montcalm.

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