Le lumineux cabaret de Vive la Môme!

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Les artistes rassemblés sur scène incarnent la faune des nuits parisiennes avec une joie de vivre et des voix qui grisent, font sourire, et racontent celle qui a tout vécu.

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(Québec) CRITIQUE / Qu'on soit friand ou non du répertoire d'Édith Piaf, le spectacle Piaf a 100 ans. Vive la Môme! a tout pour nous le faire aimer. Les interprètes et les musiciens rassemblés sur scène incarnent la faune des nuits parisiennes avec une joie de vivre et des voix qui grisent, font sourire, et racontent, en mille histoires, celle qui a tout vécu.

On se trouve devant une scène bien remplie, placée sous deux rangées de petites lumières blanches, avec d'un côté le grand piano, de l'autre les musiciens (accordéon, violon, guitare, contrebasse...) et au centre un café animé où se déroule l'improbable cabaret posthume de Piaf, qui aurait eu 100 ans le 19 décembre. 

Chaque chanson constitue un numéro où se révèle une facette de cette Môme devenue légende. Betty Bonifassi est la garçonne, Catherine Major la belle de jour et Sylvie Moreau, la belle de nuit. Daniel Lavoie, en complet, avec sa voix profonde, pourrait être le fameux Milord de la chanson, même s'il emprunte lui aussi les mots de Piaf, alors que Yann Perreau joue les barmans et les jeunes hommes, avec son chandail et sa casquette. Le Quatuor masculin a capella Quartom, qui fait les choeurs, sauf pour une chanson, devient un groupe de marins.

On fait tout pour inclure les spectateurs dans cette fête, dès l'entrée des artistes, qui arrivent de la salle. Entre les chansons, on sera guidé par les mots de Simone Berteault, la demi-soeur et biographe de Piaf, incarnée merveilleusement par Marie-Thérèse Fortin. Elle clôt le spectacle en entonnant un «Non, je ne regrette rien» poignant.

Les arrangements soignés ont permis d'actualiser, d'arrondir tout ce qui aurait plus paraître suranné dans les pièces de Piaf sans dénaturer les chansons. On dirait plutôt qu'ils font ressortir la tristesse des couplets et la gaieté des refrains. 

Sans nostalgie forcée

La première partie est au «nous», incluant tout ce beau monde dans un grand choeur qui répond, chante et danse, alors que la deuxième est davantage au «je». On passe aux chants d'amour, avec notamment un splendide Hymne à l'amour par Daniel Lavoie, La vie en rose par Sylvie Moreau et un Mon manège à moi enflammé de Catherine Major. Tout en fougue et en nuances. La succession des voix contribue vraiment à la richesse de l'expérience. Un hommage fort, théâtral, plein, émouvant, sans nostalgie forcée et sans raccourci.

Le spectacle était présenté une seule fois jeudi soir au Grand Théâtre.

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