Marwood et les Violons se surpassent

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Le violoniste Anthony Marwood pénètre comme personne directement au coeur de Beethoven.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) CRITIQUE / Oui, Anthony Marwood et les Violons du Roy ont encore réussi à se surpasser, jeudi après-midi au Palais Montcalm. Ce concert tout Beethoven est à inscrire dans les mémoires comme un moment privilégié. Le genre de programme qu'on reçoit comme un don, sans réserve et avec gratitude, et dont on voudrait pouvoir chérir le souvenir intact et vivant pour toujours dans son coeur.

Rappelons qu'Anthony Marwood agit à la fois comme soliste et comme chef qui dirige du violon. C'est de cette manière qu'il communique à ses partenaires l'énergie et le génie qui l'habitent.

Le violoniste pénètre comme personne directement au coeur de Beethoven. On le sent au tout début de la Romance. Caractère, couleur, mouvement, tout y était déjà, en attente, prêt à s'épanouir, avant même le premier contact de l'archet sur la corde. Dès le départ, la consistance des cordes est remarquable. Un peu plus loin, c'est l'entrée des bois qui donne des frissons tellement la sonorité est ample et riche, tendre et touchante à la fois. Sincèrement, la pure beauté de ces mesures émeut. La suite du morceau est de la même qualité, un peu miraculeuse. La ferveur qui habite l'exécution tient de la prière. La cohésion du groupe est si grande à l'occasion qu'on croit même entendre un choeur.

Véritable événement

L'audition de la Symphonie no 1 est un vrai événement. Dès l'introduction, lumineuse et monumentale, on a l'impression de se trouver en face de l'une des merveilles du monde. C'est dire tout l'amour que le groupe réussit à communiquer dans son jeu et dans son attitude. Un irréductible enthousiasme porte l'Allegro jusqu'à de percutants sommets. Un vent de jeunesse et d'éternité souffle sur l'Andante. Le Menuetto est éblouissant, le Finale carrément jubilatoire. Je ne crois pas me tromper en disant que le public partage le même enthousiasme que l'orchestre.

Le concert avait commencé le bel Allegro moderato du Quintette en do majeur. Pascale Giguère, Isaac Chalk, Annie Morrier et Benoit Loiselle ont formé avec Anthony Marwood un petit ensemble bien soudé alerte et vif. Ils ont respiré, bougé et vibré comme une même entité vivante tout au long d'une lumineuse exécution.  

LES VIOLONS DU ROY.

Direction: Anthony Marwood, chef et violoniste.

Solistes: Anthony Marwood et Pascale Giguère, violons, Isaac Chalk et Annie Morrier, altos et Benoit Loiselle, violoncelle.

Beethoven : Quintette à cordes no 2 en do majeur, op. 29 «La tempête» (extrait); Romance pour violon no 2 en fa majeur, op. 50; Symphonie no 1 en do majeur, op. 21. Jeudi après-midi à la salle Raoul-Jobin.

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