Des tonnes de bravos pour Alain Lefèvre et l'OSQ

Alain Lefèvre est un musicien entier. Il se... (Le Soleil)

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Alain Lefèvre est un musicien entier. Il se donne à fond dans sa musique. Les gens sont de toute évidence sensibles à cette générosité. En un mot, ils sont touchés.

Le Soleil

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(Québec) CRITIQUE / Mercredi soir, l'exécution du 2e de Rachmaninov a été saluée par un concert de bravos et par un tonnerre d'applaudissements. Certains, comme mon voisin de fauteuil, se sont même mis à crier «merci beaucoup!» pour exprimer leur gratitude. On aura beau trouver le public parfois un peu trop généreux quand il accorde des ovations, on ne saurait douter de la sincérité de sa réaction quand c'est Alain Lefèvre qui est sur scène. Cette fois, on sentait que ça venait du coeur.

Alain Lefèvre est un musicien entier. Il se donne à fond dans sa musique. Les gens sont de toute évidence sensibles à cette générosité. En un mot, ils sont touchés.

Il faut dire aussi qu'Alain Lefèvre est ce qu'on appelle une bête de scène. Il faut voir l'énergie qu'il dégage quand il attaque son Rachmaninov. De fait, il fonce dans l'oeuvre comme un cheval sur la piste ou comme un taureau dans l'arène. Si l'Orchestre symphonique de Québec se laisse aller à traîner ne serait-ce que d'un cheveu, le pianiste réagit immédiatement pour le ramener dans le droit chemin.

Il a la patte pesante - du point de vue de la sonorité, il peut rivaliser avec tout un orchestre - mais il manifeste également de belles qualités de chambriste, comme on a pu le constater dans le premier et le second mouvement, selon que le piano évoluait de concert avec la clarinette (solide, celle-là!), avec le violoncelle ou avec toute la section des violons I. Il fallait entendre la délicatesse de la conclusion de l'Adagio.

L'OSQ, un bijou

Avant d'offrir un rappel, le soliste a pris la parole quelques instants. «Cette année, j'ai joué ce concerto plusieurs fois aux États-Unis, en Europe et en Asie, mais votre orchestre, c'est un bijou. Pour un musicien comme moi, c'est le plus beau cadeau d'une vie. Il faut que les gouvernements sachent que c'est un pilier de la musique au Canada», a-t-il déclaré en substance.

L'OSQ jouait sous la direction d'Adrian Prabava. Il était placé entre bonnes mains. Dans la Symphonie no 1 de Sibelius, que le chef invité a dirigée de mémoire, on a pu constater qu'il savait exactement ce qu'il voulait et, surtout, qu'il savait comment s'y prendre pour l'obtenir. On a pu sentir également à quel point Adrian Prabava aime cette oeuvre et combien il désire en faire apprécier les qualités. Inspiré par cette baguette déterminée, l'orchestre a joué avec générosité et assurance. La mise en place était solide et l'exécution, pleine d'élan. Le finale, avec ces timbales éloquentes et cette mer de cordes à l'unisson, a été franchement spectaculaire.

On the Double, une oeuvre luxuriante du compositeur torontois Jordan Pal, a ouvert la soirée. L'OSQ en a offert une interprétation vivante, et même excitante comme un film d'action.

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC. Direction : Adrian Prabava, chef d'orchestre. Soliste : Alain Lefèvre, pianiste. Jordan Pal : On the Double, ouverture de concert pour orchestre. Rachmaninov : Concerto pour piano nº2 en do mineur, op. 18. Sibelius : Symphonie nº 1 en mi mineur, op. 39. Mercredi soir à la salle Louis-Fréchette. Présenté de nouveau jeudi à 10h30.

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