Bruno Pelletier et Guy St-Onge: du grand écran au grand orchestre

Bruno Pelletier s'est permis un raccourci en présentant... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Bruno Pelletier s'est permis un raccourci en présentant des chansons «qui font partie du film de nos vies».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Certains vont au cinéma en quête d'action ou de provocation, d'autres y cherchent plutôt de la rigolade et du réconfort. Dans leur hommage à la musique de films, Bruno Pelletier et Guy St-Onge ont privilégié la deuxième avenue, jeudi, en rencontrant l'Orchestre symphonique de Québec (OSQ) au Grand Théâtre.

L'aventure a d'abord pris vie sur disque. Avec Musique & cinéma, paru l'an dernier, le tandem Pelletier-St-Onge a revisité dans un environnement symphonique une douzaine de chansons tirées de films québécois ou étrangers. Habitués à tourner en duo, les deux musiciens ont retrouvé l'expérience de l'orchestre, dirigé par St-Onge jeudi. Et ils ont visiblement pris leur pied. 

Pour ceux qui connaissaient l'album, l'heure n'était donc pas à la surprise. Plutôt à l'appréciation de chansons connues (La maison sous les arbres de Bécaud, Le coeur est un oiseau de Desjardins, The Long and Winding Road des Beatles, Your Song d'Elton John, etc.). Parmi les plus belles réussites, notons la percutante Complainte à mon frère de Jean Lapointe (du film Les ordres) ou cette livraison enlevante d'Ordinaire de Charlebois. 

Ton humoristique

En jeans et chaussures de sport, Bruno Pelletier n'avait visiblement pas envie de se la jouer guindé devant l'orchestre. Son complice non plus, d'ailleurs. Les deux hommes ont plutôt choisi le ton de l'humour (Pelletier parlant de ses «orgasmes musicaux», St-Onge empruntant momentanément la voix de Darth Vader) et de la confidence pour mettre les chansons en contexte. En musique, toutefois, ils en ont parfois mis un peu trop : très bien entamée, Against All Odds de Phil Collins a glissé vers le pompeux et Somewhere (tirée de West Side Story) a pris des airs pour le moins grandiloquents.  

Afin d'inclure quelques-uns de ses grands succès, Bruno Pelletier s'est permis un raccourci en présentant des chansons «qui font partie du film de nos vies». Difficile de l'en blâmer. Mais on a parfois eu l'impression qu'on gaspillait du précieux temps d'orchestre en laissant les musiciens silencieux, assis dans la pénombre. Ç'a été le cas pendant Coriace, qui fait partie des incontournables de Pelletier en spectacle. Elle a certes donné l'occasion à Guy St-Onge de se défouler sur son vibraphone, mais elle sentait un peu le rendez-vous manqué avec l'OSQ. Idem pour La Manic, qui aurait offert de belles possibilités. 

Tout ce beau monde s'est repris au rappel en offrant quelques titres de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, version symphonique. Une finale en force avec des airs (Lune, La fête des Fous et l'incontournable Temps des cathédrales) qui sont visiblement toujours appréciés du public. 

Musique & cinéma est présenté une nouvelle fois vendredi, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre. 

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