Le fer et le velours de Marwood et des Violons du Roy

La direction du violoniste britannique Anthony Marwood, mélange... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La direction du violoniste britannique Anthony Marwood, mélange équilibré de rigueur et de sensibilité artistique, se fait sentir dès l'ouverture du concert.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) CRITIQUE / Si les Violons du Roy ont offert plusieurs solides prestations depuis le début de la saison, celle de jeudi après-midi a semblé les surpasser toutes en qualité et en beauté. Et, encore une fois, on a pu constater les merveilles que peuvent accomplir les Violons du Roy lorsqu'ils travaillent en compagnie d'Anthony Marwood, leur désormais Premier artiste invité.

La direction du violoniste britannique, mélange équilibré de rigueur et de sensibilité artistique - la main de fer dans le gant de velours, si on préfère -, se fait sentir dès l'ouverture du concert.

Pleine de caractère et d'élégance, l'interprétation du Mendelssohn se révèle d'un raffinement absolu. Le plus impressionnant, c'est la tenue de la ligne, cette continuité parfaite dans le discours qui vient effacer la barre de mesure pour chanter la phrase dans l'évidence de sa beauté plastique. L'Allegro est un exemple de clarté et de précision. L'Adagio s'appuie sur le contraste entre la sonorité généreuse des cordes et le timbre magnifiquement aérien du soliste. Le Presto final, avec sa série d'épisodes rythmés et pleins de ressort, captive et charme à la fois. Les échanges entre Anthony Marwood et l'orchestre, vifs et agiles, ne sont que musique.

Un extrait d'abord très lyrique, puis trépidant et spectaculaire du Divertimento de Stravinski a été présenté en milieu de programme.

Tourbillon musical

Dans les Variations sur un thème de Frank Bridge de Benjamin Britten, les Violons du Roy et leur chef ont soulevé un véritable tourbillon musical, atteignant une qualité d'exécution encore une fois tout à fait remarquable. Il y avait vraiment de tout dans cette interprétation, de l'énergie, de l'humour, du charme, de la ferveur et, à l'occasion, même des griffes. À noter dans la Romance, l'unisson parfait des violons I et II. Et dans la Valse viennoise, l'équilibre parfait entre cohésion rythmique et liberté du mouvement.

LES VIOLONS DU ROY. Direction : Anthony Marwood, chef et violoniste. F. Mendelssohn : Concerto pour violon en ré mineur, MWV O 3 B. I. Stravinski : Divertimento pour violon et cordes "Le baiser de la fée" d'après Tchaïkovski (Pas de deux; arrangement de J. Ledger). B. Britten : Variations sur un thème de Frank Bridge, op. 10. Jeudi à la salle Raoul-Jobin.

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