Parcours Volatil: filer sur les ailes des mots

Les nombreux promeneurs ont pu apprécier le charme... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les nombreux promeneurs ont pu apprécier le charme nocturne du parcours Volatil.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE/ Québec a pris l'habitude de se faire raconter des histoires au clair de lune pendant les dernières éditions du Carrefour international de théâtre. Bien que plus modeste, le parcours Volatil, qui souligne l'ouverture de la Maison de la littérature, a le même charme noctambule et bien des mots à lancer aux étoiles.

On amorce la promenade en chanson, dans les jardins de l'Hôtel-de-Ville, avec la belle voix grave de Paule-Andrée Cassidy et les chansons de Marième qui donnent envie de danser. Des oiseaux sont projetés en toile de fond, des blancs pour la première et une volée de perroquets pour la seconde. Une belle fête pour commencer avant d'aller entendre des tableaux plus intimistes. 

Sept comédiens incarnent les personnages du roman à relais de Francine Ruel, François Blais, Chrystine Brouillet et Louise Dupré. On a toutefois du mal à saisir tout ce qui est dit et à entrer dans l'histoire sans le secours des micros, inutilisés ou plus probablement inutilisables, et alors que les autres tableaux (au son amplifié) sont tout près.

On peut ensuite écouter, presque au sec sous de petites tentes, le conte Le petit aigle et l'enfant, de Johanne Laframboise, livré par deux drôles oiseaux colorés.

Au prochain arrêt, trois poètes se relancent, écrivant en direct des mots qui apparaissent sur des écrans et qui sont lus par deux comédiens. La poésie, ponctuée de hashtags, devenait cri, lettre d'amour et récit quotidien lors de notre passage.

Arrêter pour mieux repartir

La Maison de la littérature nous attendait ensuite dans toute sa majesté et sa blancheur. Un arrêt bienvenu avant de reprendre la déambulation sous la pluie.

Notre oeil gauche est ensuite attiré par les dessins des bédéistes Serge Gaboury et Catherine Lemieux, qui dessinent sur le mur de la partie «contemporaine» de la Maison. Notre oeil droit doit être attentif pour capter les extraits de films de Robert Lepage projetés sur un mur de dimension plus modeste, de l'autre côté de la rue.

Le tableau consacré à l'essai est étrangement le plus théâtral, le plus magique, aussi. Une flopée de danseurs, d'acrobates et de comédiens y dévalent la côte Saint-Stanislas, grimpent dans des échafauds bardés d'oiseaux de fils de fer, répètent en choeur des phrases de l'enregistrement sonore où s'amalgament les mots de Normand Baillargeon, de Léa Clermont-Dion et de Gabriel Nadeau-Dubois.

Le parcours se termine par une dégustation de soupes alphabet réinventée. Celle à la citrouille servie devant le Pub Saint-Alexandre était délicieuse - parole d'enfants.

Les promeneurs étaient nombreux, vu la température, et l'écoute, attentive et ravie.

Volatil, mis en scène par Nancy Bernier, sera à nouveau présenté aujourd'hui de 18h30 à 22h30 dans les rues autour de la Maison de la littérature, située au 40, rue Saint-Stanislas.

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