Les mots cajolés de Parlures et parjures

Parlures et parjures entremêle habilement mots anciens et musique... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Parlures et parjures entremêle habilement mots anciens et musique actuelle.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Les mots ont eu la part belle jeudi lors de la soirée d'ouverture du 6e festival Québec en toutes lettres. La langue française a été cajolée par deux riches propositions : Céphalopodes et Parlures et parjures.

Tête d'affiche de la soirée, le conteur et chanteur Michel Faubert a amorcé son spectacle Parlures et parjures par un rigolo petit lexique satirique des mots traditionnels parmi lesquels la «complainte» a été définie comme «une chanson folklorique du temps des Fêtes, mais vue du côté de la dinde» et la «chanson à répondre» de «chanson pour enfants destinée à des adultes en boisson».

Ont suivi des textes ramassés ici et là par Faubert au fil des années, entre autres un poème de l'Écossais Kenneth White, un conte sur la courte vie de Jean Baribeau et une histoire de miroir que le père de Faubert lui avait racontée. Le tout déclamé avec tout le magnétisme dont Faubert est capable.

Parlures et parjures entremêle habilement mots anciens et musique actuelle, jouée par Pierre Labbé aux électroniques et saxophone, Pierre Tanguay à la batterie et aux percussions et Bernard Falaise à la guitare électrique. Le mélange se fait aisément, les sonorités modernes n'arrivant cependant pas toujours à apporter autant de chaleur que les violon, accordéon et harmonica qui caractérisent généralement la musique traditionnelle. Reste un spectacle unique qui permet de découvrir des beaux textes souvent méconnus de notre patrimoine.

Bibitte inclassable

En ouverture, Céphalopodes nous a charmés. Les auteurs Paule Marier et Stéphane Crète ont pris comme point de départ le monde marin pour traiter de divers sujets de société. De la vie, de la mort, de la survie et même de zoophilie! Les mots étaient décomposés, les lettres mises en évidence, les sonorités exagérées dans des phrases superbes. On naviguait entre ton dramatique et humour grâce à des textes exquis.

Les six musiciens, sous la direction de René Lussier, venaient en appui à certaines paroles ou installaient une ambiance de leurs instruments parfois inusités. Les céphalopodes (mollusques à tentacules) ont même eu droit à leur chanson d'amour. «Céphalopode, mon amour/T'es mon ivresse des profondeurs», a entonné le brillant Stéphane Crète avec tout l'humour qu'on lui connaît. Un spectacle bien fignolé.

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