Bud light sensation: baptême techno

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(Québec) «Il va y avoir des feux d'artifice! Des ballons! Des lasers! Et ça va danser!»

L'enthousiasme était palpable chez les fervents de la musique techno rencontrés vendredi soir à quelques minutes d'une veillée tout en sons et lumières. Bud Light Sensation avait promis un party «spectaculaire» pour son premier événement présenté à Québec. Quatre-vingt-dix ballons suspendus au plafond, une scène centrale pivotante imposante en forme de lotus, sept DJ, un classique pour les habitués de l'organisation, mais qui a fait son effet chez les participants dès les premières notes.

Line et Patrick, tout de blanc vêtus comme le veut la tradition et accessoirisés d'une dizaine de lasers, étaient fébriles pour assister à leur deuxième et troisième spectacle techno de Bud Light Sensation. Questionnés sur la faible assistance (environ 5000 personnes à 23h40) qui se massait autour de la scène, ils ont assuré au Soleil que tout était bel et bien normal. «Nous sommes allés au Brésil [d'où ils sont originaires] et en Allemagne, et c'est tout le temps comme ça. Les gens commencent à arriver à minuit, puis ça continue durant la nuit. Il ne faut pas s'inquiéter!» Tout sourire, le couple de jeunes trentenaires avait hâte que la soirée prenne toute son ampleur et que la foule se mette à danser, vantant du même coup la mise en scène, la pyrotechnie. «Et ça va danser!» s'est exclamé Patrick.

Cela dit, un peu plus loin, Alexandra, Jade-Élie et Maxime étaient un brin interloqués devant la faible assistance. Les trois jeunes gaspésiens d'origine participaient à leur premier événement dans la capitale. Fébriles de danser au son de Nicky Romero et de DJ Snake, le trio semblait douter que la fête prenne l'ampleur tant attendue à la vue des nombreux sièges vides et de la petite foule qui se massait autour de la scène. Même son de cloche pour Mario et Sylvie, deux quadragénaires de la région de Québec, qui se sont procuré des billets après avoir entendu plusieurs messages promotionnels de l'événement. Espérant que le «party lève un peu», ils ont souligné que le rave était «une belle occasion pour découvrir le nouveau Centre Vidéotron». 

D'ailleurs, le nouvel amphithéâtre, quoiqu'un peu clairsemé au moment d'écrire ses lignes, avait tout pour bien rendre l'événement, le 99e de l'organisation hollandaise. La sonorité n'a pas manqué de montrer de quel bois elle se chauffait lors des premières touches du DJ Mr. White. La foule s'est rapidement délié les pieds, cellulaires à la main pour immortaliser cette veillée qui montait en intensité.

Le blanc non négociable

Ils ont été quelques-uns à tenter d'entrer dans l'antre du disco vendredi sans avoir l'accoutrement blanc obligatoire. Même la journaliste a dû user d'originalité pour pouvoir couvrir l'événement. Si le règlement peut sembler trop strict, il est rattaché à un épisode très émotif pour les membres de l'organisation.

En 2000, après le premier rave Bud Light Sensation, un des fondateurs, Miles Stutterheim, est décédé dans un accident de voiture. L'année d'après, pour honorer sa vie, les spectateurs avaient été invités à s'habiller tout de blanc. La réponse plus que positive a mené à instaurer l'habillement blanc à tous les événements. «Le blanc, c'est la vie, et Sensation célèbre la vie», a souligné le directeur des événements, Eric Keijer.

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