L'éveil : mariage parfait

Danse, texte, vidéo : tout s'enchaîne sans temps... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Danse, texte, vidéo : tout s'enchaîne sans temps mort ans la pièce L'éveil.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) CRITIQUE / Le mariage entre la danse et le théâtre peut sembler naturel, mais il n'est pas toujours gracieux. Dans L'éveil au Théâtre Périscope, l'amalgame des deux disciplines a créé un petit bijou.

«Deux têtes valent mieux qu'une», dit l'expression. Celles du chorégraphe Harold Rhéaume et de la metteure en scène Marie-Josée Bastien étaient faites pour travailler ensemble. On pourrait qualifier le résultat de l'association de ces amis de longue date d'un sans-faute.

L'éveil, ce sont des instants de nostalgie, d'émotions, de frissons. L'éveil, c'est du bonheur à l'état pur. Marie-Josée Bastien et Harold Rhéaume ont puisé dans leur vie, dans celle des gens qu'ils côtoient et dans celle des six interprètes pour raconter cette histoire déclinée en sept chapitres. L'humain a depuis toujours été leur moteur de leurs créations et cette préoccupation émane de l'oeuvre.

L'histoire de L'éveil est celle de jeunes adultes qui tentent de trouver leur voie, se questionnent et se remettent en question, celle des premières fois, des premières expériences. L'éveil aborde des sujets de société, mais surtout des sujets personnels, comme l'amitié, l'amour, le deuil, la déception.

Sur l'aire gazonnée, au milieu des habits de neige et des jouets d'enfant, les gestes chorégraphiés d'Harold Rhéaume embrassent le texte de Marie-Josée Bastien et Steve Gagnon. L'union est facile. Les trois danseurs et trois comédiens voguent avec aisance d'une discipline à une autre. L'oeil avisé saura départager le danseur du comédien, mais qu'importe. La sensibilité et l'implication des interprètes compensent largement les petites imperfections.

Baume

La pièce a été conçue pour les 13 ans et plus, mais elle s'adresse à tous les âges. On se reconnaît lorsque les jeunes cherchent leur place dans le monde, on se rappelle nos premières amours, nos premières peines amoureuses. On rit aussi de cette surcharge d'émotions propres aux adolescents, du jeune homme qui compare son apparence physique à celle du chanteur Justin Timberlake. La danse et le texte sont bien mis en valeur par les vidéos d'Eliot Laprise, sortes de petits films projetés sur un écran au fond de la scène.

La danse, le texte, la vidéo : tout s'enchaîne sans temps mort. L'intérêt du spectateur est soutenu du début à la fin. Et pourtant L'éveil est tout en subtilité. Les émotions ne sont pas surlignées, mais vivent tout simplement à travers l'oeuvre. Et elles se rendent jusqu'à nous, jusqu'au creux de notre coeur. Comme un baume pour l'âme. Vivement une prochaine collaboration entre Harold Rhéaume et Marie-Josée Bastien!

L'éveil est présentée au Théâtre Périscope jusqu'au 10 octobre.

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