Biréli Lagrène: le guitariste éclectique

Biréli Lagrène présente son Gypsy Project samedi prochain,... (Fournie par le Palais Montcalm)

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Biréli Lagrène présente son Gypsy Project samedi prochain, à 20h, à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm.

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(Québec) Pour son grand retour à Québec, Biréli Lagrène remet sur les rails le Gypsy Project, une formule de son cru créée au début des années 2000 qui réunit un saxophone, deux guitares et une contrebasse. Le guitariste promet une soirée de jazz acoustique et une plongée aux sources de la tradition manouche.

Au Palais Montcalm, le public aura droit à la musique que Biréli faisait déjà lorsqu'il était adolescent, c'est-à-dire à des pièces tirées du répertoire de Django Reinhardt, ainsi qu'à des compositions personnelles. Une sorte de retour à l'époque qui précède son virage à la guitare électrique et toute sa période jazz-rock fusion. Car depuis des années, Biréli Lagrène fait preuve d'un éclectisme et il l'assume. 

«Pour tout vous dire, oui, j'adore l'éclectisme, dit-il. Je crois que si je devais toujours jouer la même musique, je m'ennuierais très vite. C'est pour ça que j'essaie de toucher un peu à tout. Du classique, de l'acoustique, de l'électrique. Je suis vraiment une personne qui a besoin de ça. Pour moi, c'est vital.»

Q Comment en êtes-vous à réunir ce quartet saxo-deux guitares-contrebasse?

R Je cherchais quelque chose de nouveau tout en respectant le son, la tradition de cette musique que faisaient Stéphane Grapelli et Django Reinhardt à l'époque. Quelque chose de pas forcément plus moderne, mais d'harmoniquement différent. Et faire venir un saxophoniste dans le groupe, c'était pour moi complètement nouveau. Ça m'a permis de jouer différemment aussi. Mais le son, que ce soit la guitare rythmique et tout ça, la contrebasse, ça, ça n'a pas bougé.  

Q On se rend compte qu'une ou deux guitares peuvent remplacer parfaitement la batterie...

R Oui, c'est une musique qui est tellement personnelle, et c'est pour ça que Django Reinhardt et Stéphane Grapelli, ils ont ouvert une voie, pas que pour les manouches, mais ils ont ouvert une voie avec une instrumentation tout à fait nouvelle pour l'époque. C'est vrai qu'on a l'habitude d'entendre un batteur ou un pianiste quand c'est un orchestre de jazz. Mais là, c'était quelque chose de vraiment nouveau à l'époque. Il y avait deux guitares rythmiques, un soliste guitariste, et c'était vraiment très intéressant. Et ça le reste toujours.

Q Parfois, le tempo de la succession des accords passe tellement vite, vous devez réfléchir très rapidement?

R Ben non, je crois que c'est le contraire, il faut surtout pas trop réfléchir. C'est vrai, comme vous dites, que ça va tellement vite. C'est pas de la routine, c'est pas ça que je veux dire. En fait, c'est une habitude. C'est grâce à la musique de jazz en général. C'est une musique qui est la plus improvisée au monde. Je crois que nous, musiciens de jazz, on hérite vraiment d'une chose merveilleuse, quoi, qu'on soit tellement libres de pouvoir improviser sur un titre.

Q On sent que vous tâchez de demeurer fidèle à vous-même dans tout ça. Mais vous ouvrez aussi beaucoup de chemins, vous êtes une sorte de défricheur...

R Ah! Vous croyez? Je ne fais pas très attention, en fait. 

Q Vous ne vous êtes jamais laissé enfermer dans un style. Vous nous surprenez. Vous faites du jazz-rock fusion à la guitare électrique, vous retournez au jazz manouche, vous revenez à l'électrique... Vous êtes libre...

R Oui, c'est vrai, évidemment avec un énorme respect envers le public, parce que je ne me permettrais pas de faire n'importe quoi évidemment. Mais je crois que c'est super parce que de faire ça, de la manière dont moi je le fais, je crois que c'est intéressant pour le public aussi. Parce qu'il reçoit chaque fois quelque chose de nouveau, donc ça lui permet de ne pas s'ennuyer.

Q Vous n'avez pas peur de vous perdre parfois?

R Non. Vous savez, il y a une dose prescrite dans tout ça. Je ne pourrais faire quelque chose que je ne sens pas personnellement, sinon, je laisse tomber. Ça se passe toujours autour du jazz finalement, quoi qu'il arrive, même si c'est une guitare électrique. Le plus souvent possible, ça reste du jazz bien sûr.

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