CRITIQUE

Le génie avec la spontanéité aux Violons du Roy

Le pianiste-soliste Robert D. Levin a aussi assuré la... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le pianiste-soliste Robert D. Levin a aussi assuré la direction de l'orchestre dans le concerto.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Avec le pianiste Robert D. Levin, jeudi à Raoul-Jobin, les Violons du Roy ont effectué un saut dans le temps jusqu'à l'époque classique, quand les choses se faisaient plus simplement et naturellement, sans chef d'orchestre, et probablement d'une manière plus spontanée et détendue qu'aujourd'hui.

Pour cette soirée tout Mozart, il flottait dans l'air comme un parfum de douce folie. 

La direction était dans les faits assurée, dans le concerto, par le pianiste-soliste. Jouer sans chef, on a pu le constater, a ses avantages. L'approche semble plus intuitive. L'orchestre, guidé en partie par le violon solo Pascale Giguère, se donne un son assez différent, plus organique, plus dynamique, plus vivant. Et cela nous conduit, nous les spectateurs, à porter une attention encore plus soutenue à tout ce qui se passe sur scène. 

Comme directeur musical, M. Levin obtient d'excellents résultats. Il connaît de toute évidence toutes les partitions comme le fond de sa poche. Pendant l'exécution de l'ouverture des Noces de Figaro, qu'il a dirigée comme un chef d'orchestre moderne, une première vague d'énergie a déferlé dans la salle. Déjà, c'était la fête, et on savait qu'on n'allait pas s'ennuyer. 

Improvisation

Juste avant de s'installer au piano, Robert Levin a expliqué au public qu'il improviserait un prélude pour relier la tonalité de l'Ouverture, ré majeur, à celle du Concerto no 24, do mineur, comme cela se faisait à l'époque, a-t-il dit. Ce procédé tout simple jette un tout nouvel éclairage sur le début de l'oeuvre, qu'on a l'impression de redécouvrir tout à coup. 

Comme Mozart autrefois, le pianiste se donne la permission d'enjoliver un peu sa partition d'une part d'ornementation improvisée. Cela enrichit beaucoup le dialogue entre le soliste et l'orchestre, qui semble du coup plus spontané. Toutes les cadences sont par ailleurs improvisées, elles aussi.  

Seul bémol, pour permettre au chef d'être visible de tout l'orchestre lorsqu'il s'assoit au piano, on a dû retirer son couvercle à l'instrument. De sorte que le son roule un peu dans le lointain. 

Le concert s'est poursuivi en deuxième partie avec le Concerto en la majeur. Je retiens le troisième mouvement, qui a démarré sur les chapeaux de roue. Les traits des bassons étaient spectaculaires. 

Dans la Symphonie no 38, Robert Levin a regagné la position traditionnelle du chef d'orchestre. Il a tiré tout le jus qu'il pouvait de la partition. Du premier au dernier accord, ce fut une vraie aventure musicale.

=> LES VIOLONS DU ROY

  • Direction : Robert D. Levin, chef et soliste 
  • W.A. Mozart : Ouverture Le Nozze di FigaroConcerto pour piano no 23 en la majeur, K. 488, Concerto pour piano no 24 en do mineur, K. 491, Symphonie no 38 en ré majeur, K. 504. R.D. Levin : préludes improvisés

Jeudi soir à la salle Raoul-Jobin

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