Louis Lortie et l'OSQ: des doigts et des merveilles

Quelle énergie sort du piano et avec quelle... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Quelle énergie sort du piano et avec quelle précision les doigts de Louis Lortie mordent dans les touches!

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) CRITIQUE - Louis Lortie a vraiment des mains de magicien. L'excellence de son art me laisse à vrai dire presque sans mots. Dans le Concerto en sol de Ravel, présenté avec l'Orchestre symphonique de Québec, mercredi soir à Louis-Fréchette, on a entendu jaillir des merveilles du piano.

Disons que ce qui distingue Louis Lortie, c'est d'abord la parfaite assurance qu'il manifeste en toutes circonstances. Rien ni aucune difficulté ne semble à son épreuve. Le jeu qu'il présente est toujours aussi impeccable. Mais surtout, quelle énergie sort du piano et avec quelle précision ses doigts mordent dans les touches!

Fabien Gabel a cette fois réussi à conserver un très bon équilibre sonore entre tous les instruments sur scène. Au mouvement lent, on a eu droit à un magnifique solo de cor anglais. Au mouvement final, on a pu sentir la solide communion, voire la fusion du piano et de l'orchestre. Au premier mouvement, la trompette a trop écorché son premier passage solo pour qu'on puisse passer cela sous silence.

Le maestro a admis, dans son mot de présentation, qu'il détestait Darius Milhaud, à l'exception d'une pièce, Le boeuf sur le toit. Il suffisait de voir le plaisir qu'il a pris à la diriger pour sentir qu'il adore cette musique. Il y a là-dedans une ambiance de carnaval, une exubérance pleine de sourires, avec des musiques qui surgissent de toutes les directions et dans tous les tons en même temps. Le chef a conduit son orchestre avec un panache irrésistible et un rythme qui donnait presque le goût de danser.

La première partie du concert était composée de deux raretés, deux oeuvres qui, paraît-il, étaient présentées pour la toute première fois à l'OSQ. D'abord Printemps de Debussy, une page de jeunesse toute en fluidité qui cherche un peu (trop) à faire joli. L'orchestre l'a traitée avec beaucoup de respect. L'exécution était nuancée et assez aérienne. 

Ce fut ensuite Aubade, une page de Francis Poulenc joliment rythmée avec une partie de piano solo qui a donné à Louis Lortie l'occasion de tirer son épingle du jeu. En fait, c'est lui qui donnait toute son impulsion à cette fantaisie musicale. L'oeuvre montre par ailleurs à quel point Poulenc maîtrise l'art de l'écriture. Les pastiches qu'on trouve ici et là sont assez éloquents. Cela dit, il s'agit d'une oeuvre au contenu assez hétéroclite et qui, à première audition, peut sembler n'avoir ni queue ni tête. Moi, en tout cas, elle m'a perdu quelque part avant la fin. 

=> Orchestre symphonique de Québec

  • Direction : Fabien Gabel, chef d'orchestre
  • Soliste : Louis Lortie, pianiste. 
  • Au programme: Debussy : Printemps, suite symphonique. Poulenc : Aubade, pour piano et 18 instruments. Ravel : Concerto pour piano en sol majeur. Milhaud : Le boeuf sur le toit, op. 58a. Mercredi soir à la salle Raoul-Jobin.

Le concert est présenté de nouveau jeudi à 10h30 et à 18h dans une formule écourtée.

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