Melissa Etheridge au Capitole: en solo... ou presque

Melissa Etheridge sera entourée d'une dizaine de ses... (James Minchin)

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Melissa Etheridge sera entourée d'une dizaine de ses précieuses guitares.

James Minchin

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(Québec) Le terme «rock'n roll» ne pourrait être mieux incarné au féminin que par Melissa Etheridge. La musique coule dans les veines de la femme du Kansas. Quatre années se sont écoulées depuis son dernier passage à Québec. Mercredi soir, au Capitole, l'interprète de Come to My Window et I'm the Only One sera seule sur scène... ou presque, puisqu'elle sera entourée d'une dizaine de ses précieuses guitares. Entretien avec celle qu'on a baptisée «la première dame du rock'n roll».

Q Ce soir, vous serez sur scène sans vos musiciens. Comment vous sentez-vous lors de ces prestations en solo?

R On se sent un peu seul, mais c'est aussi très vivifiant. C'est un spectacle intense et intime. Quand je vais dans un plus petit théâtre et que je suis en solo, on voit plus mon jeu de guitares, le tempo est plus lent. J'aime ça. 

Q Vous serez tout de même en compagnie de vos guitares. Combien en avez-vous à la maison?

R Je ne sais pas, peut-être 60 ou 70. J'ai quelques murs couverts de guitares et j'en ai qui sont entreposées. J'adore les guitares!

Q Les Québécois ont pu vous voir chanter lors de la finale de l'émission La voix. Que pensez-vous de ce genre de concours musicaux?

R Je ne suis pas une grande adepte de la musique en tant que compétition. Mais, j'aime La voix parce que la première impression est la voix. Ils ne jugent que sur ça. [...] La jeune génération consomme la musique de cette façon et c'est un moyen de présenter la musique à beaucoup de gens, alors je ne peux être contre ça.

Q Vous avez épousé plusieurs causes (droits des gais et lesbiennes, cancer du sein, environnement, légalisation du cannabis). Pourquoi est-ce important pour vous de vous impliquer socialement?

R [...] J'ai voulu parler honnêtement de ma vie personnelle et ce faisant, ça se retrouve dans la presse. Mais je dis aux gens que je suis la moins active des activitistes parce que je ne sors pas vraiment pour faire des choses, mais je suis prête à en parler. [...] Ce sont des causes qui me touchent personnellement : LGBT parce que je suis gaie, le cancer parce que j'ai eu le cancer et, en ce moment, je m'implique beaucoup dans la légalisation du cannabis parce que j'en prends, j'aime ça, je crois que c'est un très bon médicament et j'aimerais voir le monde s'ouvrir à ça.

Q Vous avez même votre propre vin infusé de cannabis?

R Oui et je travaille pour qu'il soit distribué au Canada. [...] Il y a plusieurs centaines d'années, ceux qui faisaient du vin l'infusaient souvent d'herbes, dont le cannabis. Mais ça a tellement été stigmatisé depuis que ce n'est plus utilisé.

Q Et il faut boire un verre par jour pour ressentir les effets?

R Eh bien, c'est comme vous voulez! [rires] Mais un verre vous fait sentir aussi détendu et en paix que trois.

Q Vous avez eu le cancer du sein en 2004. Vivez-vous toujours dans la peur d'une récidive?

R Je sais d'où venait mon cancer et pourquoi il est arrivé. Ça fait partie de mon cheminement personnel. Je n'ai plus le cancer depuis 11 ans et je suis certaine que je comprends l'équilibre dont mon corps a besoin pour avoir une santé optimale. Je suis convaincue que vous n'entendrez jamais dire que j'ai encore le cancer.

Q Vous avez quatre enfants. Sont-ils intéressés par une carrière en musique?

R Ils sont tous très musicaux parce que ça fait partie de leur vie. Mais en grandissant avec moi et en se retrouvant derrière la scène, ils ne voient pas l'industrie de la musique comme un ''beau rêve'' parce qu'ils ont vu à quel point il faut travailler fort. Mes deux plus vieux ont suivi d'autres chemins. Ma fille (Bailey Jean, 18 ans) est à l'Université Columbia pour étudier la politique étrangère. Mon fils (Beckett, 16 ans) est dans l'équipe de planche à neige d'Aspen et aimerait faire de la compétition. Ils ont leurs propres rêves et c'est ce que je veux qu'ils fassent.

Q Pour votre 12e album, This Is M.E., vous avez décidé de quitter votre maison de disques Universal et de le sortir de façon indépendante. Pourquoi avez-vous fait ça?

R J'ai changé d'équipe de gérance il y a quelques années [...] et tous croyaient que je pouvais sortir un album sur une étiquette indépendante et faire aussi bien sinon mieux qu'avec une compagnie de disques. L'industrie musicale va mal et elle donne son attention seulement à ceux qui peuvent vendre beaucoup de disques et je ne suis pas dans ce groupe. 

Q On vous appelle «la première dame du rock'n roll». Qu'en pensez-vous?

R Oui, vous pouvez m'appeler comme ça, je vais le prendre! [rires] J'adore ça. Merci! Je suis honorée.

Q À 54 ans, vous êtes dans l'industrie depuis près de 30 ans. Qu'est-ce qui vous pousse aujourd'hui à composer, chanter, faire des spectacles?

R Parce que j'adore ça. J'ai le plus beau métier du monde. J'aime créer, je trouve ça excitant, alors pourquoi pas?

=> Vous voulez y aller?

  • Qui : Melissa Etheridge
  • Quoi : This Is M.E. Solo
  • Quand : mercredi, 20h
  • : Capitole
  • Billets : de 69,15 $ à 86,97 $
  • Infos : 418 694-4444

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