RBO fait toujours rire... même à Québec!

Malgré une vente de billets moins forte que prévu et les commentaires de Guy A.... (Le Soleil, Yan Doublet)

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Malgré une vente de billets moins forte que prévu et les commentaires de Guy A. Lepage sur le public de Québec plus tôt cette semaine, le spectacle de Rock et Belles Oreilles de samedi soir au Centre Vidéotron est loin d'avoir été une catastrophe. Les membres de RBO sont encore capables d'en pousser des bonnes et le spectacle a permis de voir de quoi avait l'air le nouvel amphithéâtre dans une configuration plus intime.

«Pourrais-tu être fin, Guy? Parce que y a du monde qui a payé très cher pour nous voir ce soir. Pis quand je dis "nous", je parle de moi, Yves pis Bruno; parce que toi, Guy, ils veulent pas te voir!» a d'ailleurs lancé André Ducharme, déclenchant les éclats de rire dès le début du spectacle après l'interprétation de I want to pogne

Le ton était donné et la pseudo-crise provoquée par les déclarations sur «le heavy metal et les matchs des Remparts à 20 piasses», immédiatement désamorcée. Les quatre gars ont ensuite aligné les chansons et les sketchs après quelques blagues bien réussies et adaptées à la réalité locale.

Le thème de RBO, Le trou, Le tour du monde en 3 minutes et 20 secondes, Bonjour la police, Ça rend rap, à peu près tout ce que RBO a chanté au fil des années a été interprété. Sans oublier cette entrevue avec la franchouillarde Mulo, jouée par Chantal Francke dans un enregistrement diffusé sur l'écran géant. Mulo a ensuite présenté sa «cousine» Mitsou, qui était sur place pour interpréter Grand méchant loup.

Complices en rappel

Et même si Chantal Francke a préféré ne pas remonter sur scène 15 ans après son dernier spectacle avec ses anciens acolytes, elle assistait au spectacle samedi soir. Les quatre gars l'ont d'ailleurs présentée et le public a fait une belle ovation à «la fille de RBO», qui semblait fort émue sur l'écran géant.

Côté nostalgie, RBO a aussi ramené son vieux complice de l'époque où ils étaient cinq garçons, Richard Z. Sirois, qui est apparu à quelques reprises, notamment durant l'interprétation du Feu sauvage de l'amour et sur le parterre comme agent de sécurité Sirois (ça ne s'invente pas) avec la désopilante famille Slomeau.

Le spectacle s'intitulait The Tounes, mais ce sont vraiment leurs sketchs et leur humour caustique et baveux qui constituent encore aujourd'hui la carte forte de RBO, même si on sent que le quatuor prend beaucoup de plaisir à chanter, surtout avec les Porn Flakes comme orchestre en résidence.

Même si - et les gars l'avouent - la plupart du matériel est recyclé, les adaptations des vieux gags sont réussies. Le chef Groleau et son incontournable crastillon, les désopilants 2 bitches, et aussi le segment rempli d'autodérision où Ducharme joue le message enregistré avec Lepage qui répète : «Pensez-y!» Les quatre comiques y sont tous passés dans cet excellent entrefilet qui se moquait des occupations actuelles des quatre comiques.

Comme dans le bon vieux temps, personne n'a été épargné par la moulinette de RBO. Jeff Fillion, André Arthur, Richard Martineau, Régis Labeaume et le Carnaval de Québec y ont tous goûté. André, Bruno, Yves et Guy se sont même permis de se payer la tête de Pierre Karl Péladeau, actionnaire de contrôle de la compagnie qui gère l'amphithéâtre, en le comparant à un certain orifice du corps humain.

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