Bernard Adamus: heureux, et alors?

Bernard Adamus lance son troisième album, Sorel Soviet... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Bernard Adamus lance son troisième album, Sorel Soviet So What, dont le titre est «une pure fantaisie». «C'est un clin d'oeil à l'album de Megadeth So Far So Good... So What! C'est plus une blague pour les métalleux. Ils vont trouver ça drôle!» explique l'auteur-compositeur-interprète.

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Bernard Adamus l'admet sans détour, il va mieux aujourd'hui qu'avant que sa carrière ne prenne son envol avec la sortie de Brun. Cet état d'esprit teinte son nouvel album Sorel Soviet So What, qu'il qualifie de «plus joyeux» même si sa plume est toujours aussi acérée.

Adamus avait judicieusement choisi un chandail des Nordiques pour sa ronde d'entrevues à Québec cette semaine. Il aimerait bien que la rivalité entre les deux villes soit ravivée. Mais il n'était pas ici pour parler de hockey.

Après Brun et No 2, Adamus revient avec un troisième opus qui sort vendredi. Le premier simple Hola les lolos, aux sonorités hawaïennes, laissait entrevoir avec raison un disque plus ensoleillé. «C'est un album très vivant, je trouve, fait remarquer le musicien. [...] Oui, c'est plus joyeux. Ma vie a changé, ça va bien et ça paraît. C'est quand même une chronique de ma vie, mais les temps ont changé.» Car ne faisons pas fausse route, Bernard Adamus reste fidèle à lui-même, dépeignant toujours sans filtre ses propres histoires de vie ou celles dont il est témoin.

Adamus était fatigué et stressé lors de l'enregistrement de son deuxième album, qui définit souvent si un artiste aura toujours une place dans le coeur du public. Ayant passé le test haut la main, il a réalisé Sorel Soviet So What dans une bonne ambiance. «J'étais assez confiant. Au début, je ne savais pas trop où ça allait aller ce disque-là, mais rendu à mi-parcours, je sentais qu'on était sur la bonne voie», confie-t-il. Les rythmes country, blues et folk risquent fort de s'enflammer sur scène.

Adamus était tellement dans un bel état d'esprit qu'on a failli entendre sa version de What a Wonderful World de Louis Armstrong. Le chanteur l'avait traduit en lui donnant sa touche personnelle. Mais la Fondation Louis Armstrong refuse qu'on adapte l'oeuvre-culte du musicien de La Nouvelle-Orléans. Dommage. On aurait vraiment aimé entendre ce qu'Adamus en avait fait.

Metal, rap et poésie

Mais pourquoi avoir appelé l'album Sorel Soviet So What? «C'est une pure fantaisie, répond Adamus. Je m'étais déguisé en motard un soir d'Halloween et je m'étais écrit ça sur le bras. C'est un clin d'oeil à l'album de Megadeth So Far So Good... So What! C'est plus une blague pour les métalleux. Ils vont trouver ça drôle!»

Du metal, revenons à la poésie. Celle du Québécois Gérald Godin plus précisément, dont Adamus s'est inspiré pour écrire Le blues à GG lors d'une «passe de page blanche», raconte-t-il. Il y a quelques années, deux étudiants d'université l'avaient abordé dans un bar lui demandant s'il était «game» d'interpréter du Gérald Godin. «Je ne connaissais même pas le poète dans le temps», dit Adamus. Ils lui ont offert un recueil de ses poèmes, duquel il est parti pour écrire Le blues à GG.

Adamus a hâte de partir en tournée. Il donnera son premier spectacle le 26 septembre au Cercle. La salle affiche déjà complet. Il reviendra en mars à l'Impérial. C'est sur la route que le Polonais d'origine écrit le plus. «Ça écrit bien quand le paysage change tout le temps», dit-il. Il apporte partout avec lui un calepin dans lequel il note des phrases et des images. «Quand je commence une toune, je ne sais pas exactement ce que je veux dire. Je pars sur une phrase et je fais du cut and paste, je fouille là-dedans [il pointe son calepin de notes]. Je fouille dans mes poèmes et je m'invente une histoire. Je raboute des morceaux ensemble.»

Ces temps-ci, il écrit du rap. «Je me suis mis dans la tête que je voulais faire du rap, que j'étais tanné de faire de la musique. Ça fait que j'ai commencé à écrire du rap. Je ne sais pas ce que ça va donner. Peut-être que je vais faire ça.»

Rien ne paraît impossible quand Adamus laisse libre cours à sa créativité.

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