critique

Marc-André Hamelin et l'OSQ : aventure américaine

Le pianiste Marc-André Hamelin a excellé dans sa... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le pianiste Marc-André Hamelin a excellé dans sa présentation du Concerto en fa de George Gershwin, livrant sa partie avec une élégance folle.

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Le chef Fabien Gabel a semblé vouloir surprendre l'auditoire de l'Orchestre symphonique de Québec, mercredi soir, avec un programme de musique américaine à vrai dire pas vraiment classique.

Ce concert d'ouverture de la 113e saison de l'OSQ a commencé sur un ton plutôt grave avec A Lincoln Portrait, une oeuvre singulière du compositeur Aaron Copland qui fait appel à un narrateur. Le rôle de ce dernier consiste à réciter des extraits de discours d'Abraham Lincoln.

«L'heure est remplie de difficulté et nous devons nous montrer dignes de l'heure... Nous devons sortir de notre torpeur et alors nous sauverons notre pays.» Le propos du 16e président des États-Unis a conservé toute son actualité. Jack Robitaille, et non un certain Damon Gupton tel qu'indiqué dans le programme, était chargé de prononcer le texte. Inspiré sans doute par le caractère grandiloquent de la musique, le comédien l'a lu d'une voix forte et bien posée, mais sans trop faire dans la nuance.

L'exécution de l'oeuvre par l'orchestre a laissé une drôle d'impression, comme s'il manquait quelque chose. On aurait dit une musique de film privée d'image.

Concerto en fa

Marc-André Hamelin est ensuite entré en scène pour présenter le Concerto en fa de George Gershwin. Le pianiste a été excellent, livrant sa partie avec une élégance folle. Quelle magnifique égalité dans le tracé des doigts sur le clavier! Quel velours dans l'attaque! Honnêtement, je m'attendais à mieux de la part de l'orchestre, qui a le plus souvent joué d'une manière forte et lourde, au point d'enterrer le soliste à plusieurs reprises dans les mouvements I et III, ou alors d'une manière timide et même un peu coincée dans le mouvement central.

On sentait beaucoup plus de relief et de lâcher-prise dans A Jazz Symphony, sorte de concerto de chambre pour piano et orchestre de George Antheil qui ouvrait la seconde partie du concert. L'oeuvre est pour le moins originale. Elle fait appel à seulement une petite vingtaine d'intervenants. L'exécution de l'OSQ s'est révélée à la fois racée, pittoresque, rythmée et presque jouissive par moments. Ça a démarré sur les chapeaux de roues et jamais le rythme ni l'intensité n'ont faibli tout au long de l'exécution. La partie de piano a été brillamment assurée ici aussi par Marc-André Hamelin, qui, soulignons-le, la jouait de mémoire.

Fabien Gabel et l'OSQ ont connu de très beaux moments dans les Danses symphoniques tirés de West Side Story de Leonard Berstein. Le chef a notamment trouvé le tempo parfait pour Cool, un passage qui s'est révélé nuancé, équilibré et très séduisant.

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC 

  • Direction : Fabien Gabel, chef. 
  • Soliste : Marc-André Hamelin, pianiste. 
  • A. Copland : A Lincoln Portrait
  • G. Gershwin : Concerto pour piano
  • G. Antheil : A Jazz Symphony
  • L. Bernstein : West Side Story, danses symphoniques. 
  • Mercredi soir à la salle Louis-Fréchette.

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